L'entrée de l'agence Pôle emploi de Dijon.
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Le couperet est tombé en fin d'après-midi. En cette fin d'année, les chiffres du chômage sont mauvais. Très mauvais même. Novembre est catastrophique : + 30 000 chômeurs par rapport à octobre. Sur un an, la hausse est de 5,6%. 2 844 800 de personnes cherchent aujourd'hui du travail en France. Le chômage a atteint à cette occasion son plus haut niveau depuis 12 ans. Et les perspectives ne sont pas réjouissantes...
"Pour 2012, on s'attend à une année tout à fait catastrophique". Henri Sterdyniak, économiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques, est pessimiste. "On prévoit une croissance nulle pour les 18 mois à venir et donc, naturellement, les entreprises n'embauchent pas et cherchent au contraire à diminuer leur personnel" explique-t-il.
La hausse du chômage en novembre a fortement touché les moins de 25 ans (+2,2%) et les plus de 50 ans (+1,5%). Deux cibles sur lesquelles le gouvernement travaille pourtant depuis plusieurs mois. Le 15 décembre, l'institut de la statistique a estimé que le taux de chômage pourrait atteindre 9,6% en juin 2012. Pour l'OCDE, il atteindra 10,4% fin 2012.
Du côté du gouvernement, on ne sait plus trop quoi dire. Xavier Bertrand maintient que les efforts du gouvernement vont finir par porter leurs fruits mais plus personne n'ose le croire. Et dans un contexte morose, l'opposition s'en donne à coeur joie. Au PS on résume le "bilan de Nicolas Sarkozy" à "un million de demandeurs d'emploi supplémentaires en une mandature". Au Front national, on observe que "mois après mois, le gouvernement Sarkozy bat tous les records du chômage". Au MoDem, on estime que "la nouvelle augmentation du chômage n'est pas une surprise. Elle contredit toutes les annonces que le gouvernement a martelées au cours de l'année 2011." Politiques et économistes réclament "un changement de politique économique" en s'interrogeant sur le report de l'âge de la retraite et la défiscalisation des heures supplémentaires.
Nicolas Sarkozy a convoqué pour le 18 janvier un sommet sur l'emploi. Dire qu'il tombe à point est un euphémisme par les temps qui courent.
Michel Barisano (DioraNews)