La pagaille à l'aéroport de Lyon samedi 17 décembre, en plein départ des vacances scolaires
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Les agents de sûreté ne lâchent rien. Ils reconduisent leur mouvement ce lundi, pour la quatrième journée consécutive, en pleines vacances scolaires. Les voyageurs subissent de nombreux retards à Toulouse et à Paris Roissy. L'aéroport de Lyon Saint-Exupéry, le quatrième du pays, est le plus touché. 30% des vols devaient être assurés lundi. Ce week-end, aucun vol ne décollait le matin, et un vol sur deux était assuré l'après-midi. Entre compréhension, résignation et colère, les passagers prennent leur mal en patience.
Les grévistes réclament des augmentations de salaire et une amélioration de leurs conditions de travail. Ils expliquent qu'ils ne seront pas pris au sérieux s'ils ne perturbent pas notablement le trafic.
Mais le ministre des Transports, Thierry Mariani, réfute cet argument, et dénonce une "prise en otage" des vacanciers. Il réclame un examen rapide de la proposition de loi UMP visant à encadrer le droit de grève dans le transport aérien. Sa ministre de tutelle, Nathalie Kosciusko-Morizet, est sur la même longueur d'ondes. Elle soutient également le texte déposé par le député Eric Diard, jugeant choquant que les passagers ne puissent "pas anticiper".
Après le service minimum dans les transports publics, le gouvernement semble déterminé à faire instaurer un service minimum dans le secteur aérien privé.
Julie Coste / DioraNews (DioraNews)