Question du 21 novembre 2011 Lire la question de ce jour

Etes-vous prêt à payer plus cher pour consommer 'Made in France' ?

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La qualité (76%) et le prix (70%) sont les critères les plus importants dans l'achat d'un produit La qualité (76%) et le prix (70%) sont les critères les plus importants dans l'achat d'un produit - © Photo AFP

Le "Made in France" a toujours la cote. Une nette majorité des consommateurs se disent prêts à payer plus cher des produits s'ils ont été fabriqués en France. C'est ce qui ressort d'une étude Ifop publiée lundi pour l'association Cedre (Comité des entrepreneurs pour un développement responsable de l'économie). Mais les sondés sont aussi raisonnables quand il s'agit de mettre la main au porte-monnaie: la majorité d'entre eux ne mettraient que 10% du prix en plus.


"Pour tous les sondés, le Made in France est un gage de qualité", ainsi qu'une garantie sociale et environnementale, explique Vincent Gruau, l'un des membres fondateurs du Cedre et PDG de Majencia. Ce fabricant de mobilier de bureau a relocalisé une partie de sa production de Chine... en Picardie. Car la qualité (76%) et le prix (70%) restent de loin les critères jugés les plus importants dans l'achat d'un produit, loin devant le pays de fabrication (15%).


Dans cette enquête, 40% des consommateurs se disent prêts à payer jusqu'à 5% plus cher un produit fabriqué en France. Et 26% sont prêts à débourser de 5% à 10% plus cher. Reste tout de même 28% qui ne veulent pas payer davantage. Or "une fabrication française coûte entre 15% et 25% plus cher, donc comment faire le pont" entre ce surcoût et l'effort financier tolérable pour les consommateurs ?, s'interroge Vincent Gruau. A cinq mois de l'élection présidentielle, les entrepreneurs du Cedre réclament "une politique gouvernementale plus volontariste" sur le Made in France.


"Juste mettre un badge Bleu-Blanc-Rouge ne suffit pas, il faut aussi avoir un produit innovant", souligne Philippe Peyrard. Pour le directeur général délégué de l'enseigne d'optique Atol, qui a relocalisé en France des lignes de production en 2005, "il faut qu'on arrive à reconstituer en France des réseaux de sous-traitants en leur faisant comprendre qu'il faut continuer à investir" dans l'innovation et les outils de production.

Antoine Laquet (DioraNews)
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