La mortalité routière au plus bas depuis l'après-guerre
C'est historique. En octobre, le nombre de morts sur les routes en rythme annuel est tombé sous la barre des 4000, à 3980. Un chiffre qui n'avait plus été atteint depuis... 1945. Le nombre de voitures était alors considérablement moins élevé qu'aujourd'hui.
Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant affiche sa satisfaction mais aussi sa détermination: "Il faut rester accroché à cette formidable cause de la sécurité routière pour faire en sorte que sur l'ensemble de l'année 2011, nous ayons sensiblement moins de 4.000 morts", a-t-il poursuivi.
Claude Guéant veut à présent mettre l'accent sur l'alcool, qui serait devenu le principal fléau au volant, devant la vitesse. Il veut par exemple étendre le dispositif des éthylotests anti-démarrage.
Un "discours d'autosatisfaction qui n'est pas acceptable" pour Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière. Elle soupçonne le gouvernement de se résigner et d'avoir abandonné l'objectif initial de Nicolas Sarkozy : tomber sous la barre symbolique des 3000 morts par an en 2012.
La Ligue contre la violence routière a plusieurs idées pour aller encore plus loin : réduire de 10% la vitesse sur les petites routes et les autoroutes, développer des radars de 3e génération, mettre en place le Lavia, un système GPS qui peut réguler lui-même la vitesse des voitures.
Mais plusieurs enquêtes d'opinion ont montré que renforcer trop brutalement l'arsenal répressif contre la violence routière pouvait susciter un rejet de la part des automobilistes.