Jean-Louis Borloo renonce à la présidentielle en 2012
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Il a créé la surprise. Jean-Louis Borloo a annoncé dimanche soir sur TF1 qu'il renonçait à être candidat à l'élection présidentielle en 2012. "Les temps sont suffisamment troublés pour ne pas ajouter de la confusion à la confusion", a expliqué l'ancien ministre centriste de Nicolas Sarkozy. Le président du Parti radical avait commencé à fédérer les partis de centre-droit au sein de l'ARES, "l'Alliance Républicaine écologiste et sociale". Mais il a estimé que cette dynamique n'était pas suffisante pour porter une candidature qui ait des chances d'être présente au second tour. "La vérité", a-t-il constaté, c'est que les centres n'ont jamais été aussi éclatés".
L'autre grande raison avancée par l'ex-ministre de l'Ecologie, c'est la peur d'un 21 avril à l'envers. Même s'il n'a pas cité nommément le FN, il ne veut pas risquer de favoriser l'accession de Marine Le Pen au second tour dans une période de "crise économique et sociale d'une extrême gravité", un risque accentué selon lui par "le climat délétère, le climat des affaires".
Sa décision reste une surprise : depuis des mois il avait clairement affiché sa volonté d'être candidat. en avril sur France 2 il annonçait même qu'il se sentait "prêt". Les noms des membre de sa future équipe circulaient déjà, une association de soutien à sa candidature avait été lancée.
Rama Yade, une de ses proches, a salué sa décision en expliquant que Jean-Louis Borloo avait fait le "sacrifice de sa candidature". Un de ses rivaux au centre-droit Hervé Morin réagit en annonçant que sa propre détermination "n'a jamais été aussi forte".
Soulagement en tout cas à l'UMP où l'on craignait que l'éclatement des candidatures à droite fasse peser une menace sur la candidature de Nicolas Sarkozy. Le député-maire UMP de Nice Christian Estrosi, proche du chef de l'Etat, salue la décision de Jean-Louis Borloo, un "ami responsable et intelligent qui doit retrouver toute sa place dans la majorité".