Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères
- © AFP
Le ministre des Affaires étrangères l'a évoqué de manière très énigmatique hier soir. Invité de l'émission "Des paroles et des actes" sur France 2, en réponse à une question, Alain Juppé a lancé avec un large sourire : "Je rêve heureusement, hein, même avec les yeux ouverts, mais je ne vous dirai pas de quoi."
Une petite phrase mystérieuse qui fait écho à une autre déclaration, lancée en juin dernier à Bordeaux : "Si, pour des raisons qui aujourd'hui sont hautement improbables et que je ne souhaite pas, il (Nicolas Sarkozy) n'était pas en mesure de se présenter, voilà, je tenterais ma chance."
Pour le moment, il n'est question de rien. Alain Juppé reste fidèle au chef de l'Etat : "Je pense que Nicolas Sarkozy est notre meilleur candidat. Je le soutiendrai et lors de la campagne je m'engagerai à fond à ses côtés".
Mais face à la baisse du président dans les sondages, et après la victoire de la gauche au Sénat, des voix, pour le moment anonymes, se font entendre à droite pour suggérer que l'ancien Premier ministre ferait un meilleur candidat au printemps prochain.
Un de ses proches, le secrétaire d'Etat au Logement Benoist Apparu, aurait même déclaré selon Le Parisien : "S'il y a une chance sur dix millions qu'il y aille, il la jouera à bloc".
La condamnation de 2004 dans l'affaire des emplois fictifs et la traversée du désert qui a suivi sont loin pour Alain Juppé. Depuis son retour au gouvernement fin 2010 et son arrivée aux Affaires étrangères en mars dernier, sa cote n'a cessé de grimper, mais selon lui une popularité est toujours "fragile" et il dit vouloir "rester plein de sang-froid".
DioraNews (DioraNews)