Les banques françaises ont largement dévissé lundi à la bourse
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Depuis le début de l'année, le titre Société Générale a perdu 60% de sa valeur. Ce lundi, de nouveau, il a été fortement attaqué sur les marchés et a clôturé en baisse de 10,75%, dans un marché bancaire particulièrement difficile. Le titre Crédit Agricole a en effet perdu 10,64% et celui de la BNP Paribas a même dévissé de 12,35%, plus forte baisse du CAC40. Les banques françaises ne sont d'ailleurs pas les seules visées, même si elles sont les plus durement touchées, le Dax a lui aussi connu un lundi noir, tout comme Madrid ou Milan.
La cause de ces chutes à répétition: les craintes que fait peser l'hypothèse d'une faillite de la Grèce sur les établissements bancaires qui lui ont prêté de l'argent. Moody's pourrait d'ailleurs dégrader la note des banques françaises. L'agence avait placé mi-juin la Société Générale, BNP Paribas et le Crédit Agricole en observation. Elle devrait se prononcer dans les jours qui viennent sur un éventuel abaissement de leur note.
Les autorités font pourtant tout leur possible pour rassurer les marchés. "Nous sommes prêts à fournir aux banques les liquidités demandées" en "quantité illimitée" et à "taux fixe" pour la zone euro, a insisté Jean-Claude Trichet, porte-parole du groupe des principales banques centrales. Pour François Baroin, "quels que soient le scénario grec et les provisions à passer, les banques françaises ont les moyens d'y faire face". Quant à François Fillon il assure qu'il ne peut "pas y avoir de doute sur notre engagement à protéger la zone euro" et que la "solidarité" ne sera "pas rompue".
La Société Générale a également remanié son plan stratégique "Ambition 2015" pour tenter, en vain, de calmer les cours. Elle a assuré aux marchés que son plan de financement à long terme, portant, sur 26 milliards d'euros, était bouclé et qu'elle prévoyait de limiter ses besoins de financement en 2012. Enfin, elle compte trancher dans ses effectifs. "La Société Générale va bien", elle est "extrêmement solide", a assuré Jean-François Sammarcelli, son directeur général délégué. Mais peine perdue, pour le moment du moins. Elle a également décidé de contre-attaquer face aux rumeurs dont elle fait l'objet et réclame 1 million d'euros au Mail on Sunday pour diffamation.