DSK et Anne Sinclair arrivés à leur appartement de la place des Vosges à Paris.
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C'est un retour qui n'est pas passé inaperçu. Dominique Strauss-Kahn et Anne Sinclair sont rentrés dimanche matin à Paris, quatre mois après ce fameux 14 mai 2011 qui les aura précipités dans un tourbillon incroyable. La sensation d'être placé dans le tambour d'une machine à laver en pleine essorage... Le couple, déjà bien au fait des médias (est-il encore besoin de rappeler le passé professionnel de madame ?) ne se doutait certainement pas qu'un jour il aurait à faire à un tel fureur médiatique. Mais ce n'est peut-être pas fini...
14 mai 2011. Manhattan. Sofitel, suite 2806. DSK quitte sa chambre, rend sa clef à la réception et part déjeuner avec sa fille. Quarante-cinq minutes plus tard, il s'engouffre dans une voiture qui l'emmène à l'aéroport, direction la France. La suite, on la connait. L'hystérie collective débutera dès le lundi matin avec les premières images de l'ex-patron de FMI sortant du commissariat du Bronx menotté. La mise en scène de la police new-yorkaise fera même "tiquer" la presse française. C'est dire...
Puis ce sera chaque présentation au juge Cyrius Vance qui déclenchera le grand cirque que tout le monde connait aujourd'hui. Le réseau social Twitter connaissant son apogée le 15 mai. Les journalistes présents dans la salle d'audience coupant l'herbe sous le pied des télés et radios présentes à l'extérieur. Les chaines françaises interdisant du coup à leurs reporters de "tweeter" en direct de la salle pour ne pas faire de tort à Laurence Ferrari and Co. Mais la machine était lancée.
Point d'orgue, ce dimanche matin. Dès leur arrivée à Roissy, Anne Sinclair et son mari ont compris très vite qu'un retour discret était à exclure. Plusieurs dizaines de photographes, caméraman et reporter les ont accompagnés jusqu'à... la porte de leur appartement dans une cohue indescriptible.
Agacés par un tel battage, le député UMP des Bouches-du-Rhône Renaud Muselier estime que l'"on sombre dans le ridicule". Pour le secrétaire général du parti présidentiel Jean-François Copé, c'est "bien dérisoires et décalés" les "centaines de caméras braquées" sur DSK. Les proches de Strauss-Kahn sont eux soulagés. François Pupponi, député PS et maire de Sarcelles, parle d'une "grande satisfaction de revoir DSK et Anne Sinclair en France" tandis que le député PS Jean-Marie Le Guen a, lui, jugé que ce retour constituait "une étape supplémentaire très importante pour lui et pour nous de retour à une vie normale".
Reste à savoir comment les Français vont digérer une telle affaire. Et surtout qu'elle sera l'attitude de DSK à l'avenir. Ses premiers mots dans les médias seront cruciaux.
Michel Barisano (DioraNews)