Question du 11 août 2011 Lire la question de ce jour

Pensez-vous que les banques françaises peuvent résister à la crise ?

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De folles rumeurs ont plombé l'action Société Générale mercredi De folles rumeurs ont plombé l'action Société Générale mercredi - © Photo AFP

Malgré le rebond de jeudi à la bourse de Paris, les interrogations demeurent sur la santé financière des banques françaises, vivement attaquées sur les marchés mercredi. La société Générale en particulier a été la cible des spéculateurs.

Le titre SocGen a perdu jusqu'à 22,5% vers 16 heures. Au final, la capitalisation boursière de la deuxième banque française a fondu de presque 3 milliards d'euros en une journée mercredi, pour terminer à 17,2 milliards. Des cours très volatils, une séance folle, une atmosphère de panique, de phobie, commentent les analystes. On a même évoqué un nouveau "Lehman Brothers", allusion à la faillite retentissante de la grande banque américaine fin 2008.

Tout est parti de rumeurs sur la Société Générale, particulièrement exposée à la dette grecque. Selon un article du Daily Mail britannique, daté du 7 août, la banque était "au bord du désastre". Des informations reprises mercredi sur le web (site internet du Wall Street Journal, du magazine Challenges, compte Twitter du Guardian...). La banque a rapidement démenti. Le Daily Mail s'est empressé de reconnaître que son information n'était pas fondée, il s'agirait en fait d'une confusion suite à la lecture... d'une fiction dans les pages du journal Le monde. Mais le mal était fait.

Le secteur bancaire a aussi pâti des rumeurs de dégradation de la note française par Fitch. Là encore, il a fallu rapidement démentir. L'agence de notation et Bercy ont formellement assuré que Paris conservait son AAA. C'était peine perdue : les investisseurs se sont affolés, inquiets de la dette française, largement détenue par les banques françaises.

Les établissements hexagonaux ont enfin souffert à cause du plan d'aide à la Grèce. Celui-ci pourrait être étendu aux obligations à échéance en 2024 (et non plus 2020), ce qui accroîtrait leurs pertes.

La folle journée de mercredi confirme en tout cas l'extrême nervosité des investisseurs et la vulnérabilité du secteur bancaire sur les marchés.

Julie Coste / DioraNews (DioraNews)
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