Des traders à la Bourse de New York.
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La chute est vertigineuse. Les bourses européennes ont une nouvelles fois dévissé jeudi sans que personne ne puisse rien y faire. Même la Banque Centrale semble assommée... La Bourse de Paris a vécu l'une de ses pires journées.
Nouvelle journée noire sur les marchés européens ce jeudi. Pourtant... Tout avait plutôt bien commencé puisque les débuts de séance étaient positifs un peu partout avant brutalement de changer de cap. Le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, avait pourtant frappé fort en annonçant sa décision de procéder à de nouveaux achats sur le marché de la dette. Mais son intervention n'a pas eu l'effet escompté auprès des investisseurs. Les grandes places européennes ont toutes lâché plus de 3% en clôture. Paris a perdu 3,9%, sa plus forte chute en deux ans. Londres a cédé 3,43% et Francfort 3,40%. A New York, l'indice Dow Jones a perdu 4%.
Et voilà que le spectre d'une crise sans précédent fait son retour dans toutes les têtes. Et la France se met a trembler... En zone euro, les craintes de contagion continuent de s'accentuer. L'Italie et l'Espagne sont sous la pression des marchés. Leurs gouvernements sont mobilisés pour endiguer la panique. Bruxelles exclut tout plan de sauvetage pour ces pays. Pour l'instant... En Italie, Silvio Berlusconi annonce l'adoption d'un "pacte" pour relancer la croissance et rassurer les marchés "d'ici la fin du mois de septembre". Aux Etats-Unis, les signes de ralentissement de plus en plus évidents incitent l'ensemble de la planète économique à une très grande prudence.
Pour certains spécialistes, "il n'y a pas d'acheteurs sur le marché, les investisseurs se montrant particulièrement déprimés par l'état de santé de l'économie américaine, moteur de la croissance mondiale."
Les chiffres du chômage des USA seront à coup sûr scrutés de près vendredi. Ils seraient selon certaines sources assez mauvais.
Michel Barisano (DioraNews)