L'accord conclu pour sauver la Grèce coûtera 15 milliards à la France d'ici 2014
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15 milliards d'euros. C'est ce que va coûter le sauvetage de la Grèce à la France, de l'aveu même de François Fillon. Le nouveau plan d'aide a été adopté à Bruxelles la semaine dernière, pour un montant de 158 milliards. Un accord conclu pour sortir Athènes de la faillite et éviter une contagion de la crise de la dette.
Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel avaient porté à bout de bras ce sauvetage. Le Premier ministre se félicite donc, y voyant "une étape absolument décisive dans l'histoire de la zone euro". Pourtant, l'adoption du plan risque de compromettre l'engagement affiché de ramener le déficit public sous la barre des 3% d'ici 2013. A moins d'adopter des mesures d'austérité, ce que craignent les socialistes.
Certes, 15 milliards d'euros, c'est une goutte d'eau, comparés aux 1.600 milliards de la dette française. Mais les critiques y voient une question de principe.
En clair, réduire la dette d'un Etat en puisant dans le porte-monnaie d'un autre, lui-même en difficulté, c'est un cercle vicieux. L'Europe n'en a sûrement pas fini avec les pays endettés. Les spéculateurs et les agences de notation non plus.
Julie Coste (DioraNews)