Martine Aubry pose en Une de Paris Match avec son mari, Jean-Louis Brochen
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Jusque-là farouchement soucieuse de protéger sa vie privée, Martine Aubry a franchi un cap jeudi. Souriante, en tenue estivale, la candidate à la primaire PS pose en couverture de l'hebdomadaire Paris Match au côté de son mari, Jean-Louis Brochen. Avec en titre "Martine Aubry, le bonheur avec Jean-Louis, son mari est à ses côtés dans la campagne. Le couple nous reçoit". Il y a 15 jours, l'avant-dernier numéro du magazine people affichait en Une le couple Sarkozy en maillot de bain, pendant leurs vacances au Fort de Brégançon.
Ce qui n'a pas empêché Carla Bruni-Sarkozy de se fâcher ce jeudi contre Gala. Mécontente de la publication de photos d'elle enceinte et entourée de femmes de militaires, la Première dame a annoncé jeudi qu'elle allait demander un dédommagement au magazine people qui, pour sa part, assure être "serein" et sûr de son bon droit. Selon l'épouse du chef de l'Etat, les clichés, pris le 14 juillet au Fort de Brégançon par la rédaction de Nice-Matin où elle avait reçu dix épouses de marins embarqués au large de la Libye, ont été reproduits dans Gala "sans aucune autorisation".
A l'opposé, Martine Aubry est peu encline aux débordements médiatiques. Désormais présidentiable, l'ex-patronne du PS a changé de stratégie et s'est dotée d'un conseiller en communication, Claude Posternak. "Cela a dû lui coûter, mais c'est un peu un exercice obligé", a confié à l'AFP une de ses amies de droite. Sur six pages intérieures, le reportage, décidé début juin selon son entourage, montre le couple le week-end dernier à Avignon. Titré "Martine et Jean-Louis entrent en lice", avec photos et commentaires sur son "jardin secret": "Discrets, ils ont accepté de mettre leur couple en pleine lumière".
Jean-Louis Brochen, 67 ans, s'y livre, raconte ses origines bretonnes, petit-fils d'un officier de marine, fils de bâtonnier, ancien bâtonnier lui-même et "défenseur revendiqué des droits de l'homme". Un pedigree à même de mettre à mal les rumeurs propagées sur son mari taxé d'islamiste par certains sites. Récemment, devant quelques journalistes en marge d'un déplacement à Turin, Martine Aubry révélait avoir mis le "hola" aux rumeurs et menacé de porter plainte si ces allégations n'étaient pas retirées.
La fille de Jacques Delors a construit son image anti-bling bling, jouant le clivage avec Nicolas Sarkozy, mais la donne a changé. En 2008, dans sa motion pour le congrès de Reims, au chapitre "changer le Parti socialiste", l'ex-N.2 du gouvernement Jospin exhortait: "Résistons à la dérive people du débat public". Coup de griffe à une certaine... Ségolène Royal.