"Pas de rançon" versée, selon le Quai d'Orsay
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Les images de leur arrivée sur le sol français sont partout dans les médias. Depuis mercredi, et la libération de Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière, les témoignages de joie de leurs proches tournent en boucle. Pourtant, une zone d'ombre vient ternir cette euphorie, comme à chaque libération d'otage français. Les journalistes et les internautes se demandent si les autorités ont payé une rançon. "Non", répond le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé. "La France ne verse pas de rançon", a-t-il assuré mercredi dans le 20 Heures de France 2. Et quand le journaliste David Pujadas insiste - "Si vous aviez versé une rançon, vous le diriez ?" -, le ministre répond, énigmatique, qu'"il y a des cas où la raison d'Etat l'emporte".
Alain Juppé dément également tout lien entre la libération des deux journalistes de France 3, après 18 mois de captivité, et le retrait des soldats français d'Afghanistan, récemment annoncé par Nicolas Sarkozy. "Nous avions des signaux bien avant", affirme-t-il.
Pourtant, certains affirment que les ravisseurs des deux Français ne les auraient pas relâché sans contrepartie. Une rançon de plusieurs millions d'euros aurait été versée, selon les informations de BFM-TV. "On ne peut pas imaginer que cela se soit passé autrement", assure le grand reporter et consultant de la chaîne Frédéric Helbert. Il explique que toute libération d'otage donne lieu à des tractations financières, même si Paris ne le reconnaît jamais.
Neuf Français restent otages dans le monde : trois humanitaires enlevés fin mai au Yémen; quatre collaborateurs d'Areva enlevés au Niger par al Qaïda au Maghreb (Aqmi), en septembre dernier; un agent des services de renseignement enlevé en Somalie en 2009 et Gilad Shalit, le soldat franco-israélien enlevé près de la Bande de Gaza en 2006.
Julie Coste (DioraNews)