Un client dans une station-service.
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Le ministre de l'Industrie la veut. Mais cela sera-t-il suffisant ? Christine Lagarde en avait déjà émis le souhait sans succès. Eric Besson a décidé de demander aux différents groupes pétroliers de baisser "immédiatement" les prix des carburants. Du côté de Total, la demande a été accueillie favorablement.
A l'approche des grandes vacances, la nouvelle pourrait être accueillie avec un grand "OUF" de soulagement par l'ensemble des automobilistes. Eric Besson, qui enregistre la bonne volonté de Total, ajoute que d'autres distributeurs devraient "prendre le même engagement".
Jeudi soir, la décision des 28 pays membres de l'Agence internationale de l'énergie d'imposer une baisse des prix aux grands groupes pétroliers a certainement donné des ailes au ministre français.
Total et Leclerc, deux des principaux distributeurs de carburants en France, ont assuré qu'ils répercuteraient à la pompe, si elle se maintenait, la baisse des prix du pétrole qu'a engendrée la décision de l'AIE de puiser dans ses stocks.
Michel-Edouard Leclerc assure distribuer 12% du gazole en France. Il s'est fait de son côté plus affirmatif encore: "On va rendre la baisse immédiatement applicable dès lundi" avec une réduction "de 1 à 3 centimes par litre, selon la rotation des stocks".
Aux yeux de Jean-Louis Schilansky, président de l'Union française des industries pétrolières, cette baisse des prix à la pompe sera de toute façon "mécanique" et devrait se ressentir dans le courant de la semaine prochaine.
Une précédente baisse au mois de mai avait donné lieu à une passe d'armes entre les compagnies pétrolières et le gouvernement. Un rapport de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes avait en effet souligné que la baisse des cours du pétrole brut n'avait pas été répercutée sur les prix à la pompe.
L'envolée des prix du carburant a pesé lourd en 2010 sur le portefeuille des automobilistes en France.
Michel Barisano (DioraNews)