La Journée nationale de solidarité devrait rapporter 2,31 milliards d'euros en 2011
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Treize milliards en sept ans. C'est la somme rapportée par la Journée nationale de solidarité depuis son instauration après la canicule de l'été 2003, qui avait provoqué le décès de 15 000 personnes âgées. Et mis en évidence l'extrême isolement de certaines personnes. D'où cette fameuse journée de solidarité - via la suppression du jour férié tombant le lundi de Pentecôte - voulue par le Premier ministre de l'époque, Jean-Pierre Raffarin. Redevenue fériée en 2008 devant les nombreuses récriminations syndicales, associatives ou encore religieuses, elle devrait rapporter 2,31 milliards d'euros cette année.
Pourtant lundi, les écoles, les collèges, les lycées, les universités, les administrations et l'ultramajorité des entreprises seront fermés. Car cette journée de travail "offerte" par les salariés reste largement modulable par... les employeurs. L'idée étant de compenser une nouvelle taxe de 0,3% sur la masse salariale qui frappe aussi les revenus du capital et du patrimoine.
La plupart du temps, une journée de RTT ou de congés payés est sacrifiée en contrepartie du lundi de Pentecôte travaillé. Certaines entreprises choisissent même de "saucissonner" la journée de travail supplémentaire et gratuite. Par exemple en deux demi-journées sans élève dans l'Education nationale, ou en 7h étalées dans l'année à la SNCF.
Officiellement, l'objectif reste inchangé : financer des dispositifs contre la dépendance comme les allocations type APA et PCH, les maisons de retraite et les établissements spécialisés. Exclusivement au bénéfice des personnes âgées (60%) et handicapées (40%). Pour financer la prise en charge de cette dépendance, certains suggèrent de mettre en place une nouvelle journée de solidarité qui rapporterait, selon Roselyne Bachelot, 2 milliards de plus. D'autres proposent encore d'étendre l'assiette de la contribution aux professions libérales et aux retraités qui en sont aujourd'hui exclus.