Le Président s'est rendu à La Rochefoucauld pour annoncer les mesures prises auprès des agriculteurs
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Des prés brûlés par le manque d'eau, à perte de vue. François Laurent, éleveur de bovins qui accueillait Nicolas Sarkozy, a résumé l'enjeu sans détour. "Notre trésorerie et nos stocks de fourrage sont exsangues, la catastrophe est devant nous. Il nous faut tout de suite des financements". L'aide aux agriculteurs a été évaluée à 500 millions d'euros par le président. Ce renfort de trésorerie sera également accompagné d'un appui logistique. En revanche, le chef de l'Etat a déclaré qu'il n'y aurait pas d'aides directes au secteur agricole.
Le président, en visite jeudi chez des éleveurs bovins mis en difficulté par la sécheresse en Charente, s'est engagé à faire "décaler tous les remboursements" de prêts "d'un an". Objectif affiché : soulager leur trésorerie. "Il y a pour l'essentiel un problème de trésorerie [...] on va vous trouver des marges de manoeuvre", a-t-il résumé.
Néanmoins, Nicolas Sarkozy a annoncé que les éleveurs en difficulté seraient exemptés de la taxe sur le foncier non bâti, un effort qu'il a estimé à 300 millions d'euros. En outre, il a confirmé l'apport de 200 millions d'euros au Fonds national de garantie contre les calamités agricoles pour permettre le versement d'avances d'indemnisation dès septembre. Les premiers dossiers devraient être examinés d'ici la fin de semaine. Quant aux versements, ils auront lieu à la rentrée.
Ce montant correspond à l'enveloppe évoquée depuis plusieurs jours par le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire. Il s'agit d'une somme plancher qui risque sûrement d'être dépassée, comme l'indique François Fillon. Le Premier ministre évalue à "près d'un milliard d'euros" l'effort que "la solidarité nationale va devoir consacrer au soutien de nos agriculteurs".
Le président, accompagné des ministres Bruno Le Maire (Agriculture) et Nathalie Kosciusko-Morizet (Ecologie) ont participé à une table ronde dans la commune de La Rochefoucauld, en Charente. Etait également présente la présidente de la région Poitou-Charentes. Ségolène Royal a pu réagir "à chaud" au plan gouvernemental, après une bordée de sifflets rapidement coupée par Nicolas Sarkozy au nom de la "tolérance".
La France vit le printemps le plus chaud depuis au moins 1900, selon Météo France. A ce jour, plus de soixante départements font l'objet d'un arrêté préfectoral limitant l'usage de l'eau.