Jean-François Copé a réuni une convention sur la "justice sociale", mercredi à Paris
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Jean-François Copé relance la polémique sur le RSA. Le patron de l'UMP propose que certains des bénéficiaires du Revenu de solidarité active travaillent "entre cinq et dix heures par semaine" au service d'une collectivité. Il a proposé sa synthèse entre "solidarité" et "lutte contre les abus de l'assistanat", lors d'une convention mercredi après-midi à Paris.
Laurent Wauquiez, ministre des Affaires européennes et chef de file de la droite sociale à l'UMP, avait le premier proposé de revoir le dispositif du RSA, s'attirant ainsi de nombreuses critiques, à gauche mais aussi à droite. "Wauquiez est parti d'une idée juste que l'Etat providence doit inciter à l'initiative et à la responsabilité", a expliqué mardi le député centriste Pierre Méhaignerie. Mais avec une contrepartie de cinq heures de travaux d'intérêt général "obligatoires" et "gratuites", "il a fait une proposition contestable", a ajouté le président de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée.
Selon lui, on peut "surmonter la peur de ceux qui ne veulent pas passer au RSA activité" pour "avoir 150 000 à 200 000 personnes de plus" bénéficiant de ce dispositif de retour vers l'emploi. Ce qui aurait d'ailleurs le double avantage de réduire les chiffres des demandeurs d'emploi sans aucune activité, et de gonfler ceux des bénéficiaires du RSA activité - l'une des réformes-phares du quinquennat -, qui sont bien en deçà des prévisions initiales.
L'UMP a donc revisité l'idée originelle de Laurent Wauquiez en imaginant un nouveau dispositif proposé et co-financé par l'Etat et les collectivités locales. A supposer que ces dernières, majoritairement à gauche, veuillent bien jouer le jeu. Ce "contrat unique d'insertion (CUI), d'utilité sociale", prévoit cinq heures de travaux par semaine, rémunérées sur la base du "Smic horaire", a précisé le secrétaire général de l'UMP. Mais il serait contraignant pour ceux à qui il serait proposé, puisqu'en cas de refus, les bénéficiaires éligibles verraient le versement de leur RSA diminuer progressivement.
Par ailleurs, l'UMP propose de "fusionner" la prime pour l'emploi et le RSA activité qui serait désormais mensualisé, et regrouper le versement du RSA et de l'allocation logement. Jean-François Copé entend ainsi "passer de la phase artisanale à la phase industrielle", en créant un "FBI de la lutte contre la fraude" sociale et fiscale.