Toute la sphère médiatique suivra ce lundi l'audience d'"arraignment" qu'affronte DSK
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C'est une audience capitale qu'affronte ce lundi l'ex-directeur du FMI. Lors de cette séance, appelée "arraignment" en droit américain, l'acte d'accusation qui comporte sept chefs d'inculpation lui sera lu, puis il annoncera s'il plaide coupable ou non coupable. Sauf coup de théâtre, il devrait plaider non-coupable, comme l'ont annoncé ses avocats à plusieurs reprises. Il se dirigera alors vers un procès, qui devrait se tenir dans les prochains mois.
Prévue à 9h30, heure de New York (15h30 en France), cette audience devrait être très largement suivie et commentée par tous les médias. Dès dimanche, les articles d'annonce se sont multipliés. Certains ont choisi de revenir sur les faits en détaillant les événements du 14 mai, comme le fait Le Parisien qui revient sur "la journée où tout a basculé", depuis l'arrivée de DSK à l'hôtel, en compagnie d'une femme, peu avant 1h du matin, jusqu'à son arrestation dans l'avion pour Paris. D'autres s'attardent sur le portrait de l'avocat qui défend l'ex-ministre. "Benjamin Brafman, avocat des stars, star des avocats", selon le portrait dressé par "66 minutes", l'émission de M6, est un véritable ténor du barreau, habitué aux coups de théâtre dignes d'un film hollywoodien. Il a ainsi fait acquitter un client en constatant que deux témoins portaient le même costume.
Le Télégramme se penche sur le passé de la plaignante, passé au peigne fin par la défense, qui compte bien sur le "doute raisonnable" qu'elle pourra semer dans l'esprit des jurés pour obtenir une relaxe. Le Figaro interviewe un des avocats français de DSK, un proche, qui envisage un "coup de théâtre"...
Bref, tout le monde est sur les dents et guette la suite des événements. Pourtant, alors que le scandale DSK a ouvert la boîte de Pandore, traçant la voie aux affaires Tron et Ferry, le public, lui, pourrait se lasser. Se lasser de l'odeur de fange qui flotte actuellement sur la politique, mais aussi des répercussions que ce climat pourrait avoir sur la présidentielle.