Nicolas Sarkozy fête ce vendredi ses 4 ans à l'Elysée
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Il est des cadeaux d'anniversaire plus agréables. Pour fêter ses quatre ans à l'Élysée, Nicolas Sarkozy a reçu... des sondages désastreux. Selon une enquête TNS Sofrès/Le Figaro Magazine, le chef de l'État a atteint sa cote de confiance la plus basse. Seuls 20% des sondés sont encore derrière lui, un chiffre en baisse de 3 points par rapport à avril. Et, dans le même temps, Marine Le Pen, elle, gagne 4 points à 29% d'opinions positives. Et, à en croire BVA pour BFM, Challenges et Avanquest, 73% des Français jugent le bilan des 4 années passées par Nicolas Sarkozy à l'Élysée "mauvais".
Et les sondés ne sont pas les seuls à faire part de leur grogne. Un ancien ministre vient de lancer une violente attaque contre le président. Dans un livre intitulé "Arrêtez de mépriser les Français", Hervé Morin dénonce l'exercice du pouvoir "brutal, outré et parfois indécent" de Nicolas Sarkozy. Ce ministre "d'ouverture" affirme aujourd'hui que le chef de l'État a "délibérément perverti et travesti la belle idée d'ouverture". Il le compare à un "petit garçon capricieux" pour qui la France est un "marché segmenté" et les Français des "clientèles". Plus précisément, il s'en prend à certaines réformes phares telles que le bouclier fiscal, "un vrai échec et pour la majorité, une véritable machine à baffes", ou les débats sur l'identité nationale et la religion, "instrumentalisation des religions pour tenter de reconquérir un électorat, insupportable et détestable". Enfin, il glisse plusieurs anecdotes pour affirmer que François Fillon lui-même serait très sceptique quant au président.
Après les défections de Jean-Louis Borloo et Rama Yade, après les attaques de certains membres de son camp tels que Dominique de Villepin et alors que Rachida Dati elle-même lui conseille de "renouer avec les Français", le président n'avait sans doute pas besoin de cette nouvelle salve. C'est donc François Fillon qui est monté au créneau pour redonner un peu de lustre à cet anniversaire. "La plupart des réformes qui ont été annoncées par le président de la République en 2007 ont été mises en oeuvre", a assuré le Premier ministre qui estime que "ce quinquennat a marqué le retour de la volonté politique". Il reconnaît néanmoins des "échecs", imputables en grande partie, selon lui à une crise "sans précédent depuis les années 30". "C'est vrai, nous avons rencontré des obstacles. C'est le cas sur la croissance (...), et a fortiori sur l'emploi et le pouvoir d'achat", a-t-il admis. De même, le bouclier fiscal "n'a pas été compris en période de crise". Il comprend donc avoir "pu décevoir ceux qui espéraient tant en nous" mais juge les critiques contre Nicolas Sarkozy "injustes et souvent très basses". "Le président que je connais, celui que je côtoie depuis quatre ans, est bien éloigné des caricatures qui en sont faites".
Caroline Magnan (DioraNews)