La déflagration a soufflé le café Argana situé sur la place Jamâa El-Fna de Marrakech
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L'ombre d'Al Qaïda plane à Marrakech. Au lendemain de l'attentat qui a soufflé le café Argana sur la place Jamâa El-Fna, faisant 15 morts dont 6 Français, les autorités soupçonnent notamment des émules d'Al Qaïda. La déflagration a été provoquée par un engin explosif déclenché à distance, a indiqué vendredi le ministre de l'Intérieur, Taïeb Cherkaoui. Dans un premier temps, un kamikaze avait été évoqué par la police marocaine.
Il s'agit de l'attaque la plus meurtrière depuis les attentats islamistes de mai 2003, à Casablanca. Paris a confirmé qu'au moins 6 Français étaient au nombre des tués, et au moins 7 parmi les blessés. Les autorités françaises ont également envoyé au Maroc une équipe de huit policiers pour participer à l'enquête. Le roi Mohammed VI a ordonné dès jeudi une enquête rapide et transparente, et demandé que l'opinion publique soit tenue au courant de son déroulement. "Toutes les pistes sont à explorer, y compris celle d'Al Qaïda, et les investigations continuent", a déclaré Khalid Naciri, ministre marocain de la Communication et porte-parole du gouvernement.
Les autorités marocaines et françaises avaient immédiatement dénoncé un acte "terroriste", dans ce pays voisin de la région du Sahara où l'organisation Al Qaïda au Maghreb islamique est très active. Aqmi s'en est déjà pris aux intérêts français : elle détient notamment 4 otages français enlevés au Niger en 2010. L'organisation a exigé le départ des troupes françaises engagées dans des opérations de l'OTAN contre les taliban et les partisans d'Oussama ben Laden en Afghanistan. A ce stade, l'attentat n'a toujours pas été revendiqué. Les enquêteurs ont procédé à des interrogatoires de témoins notamment deux touristes néerlandais qui ont décrit un homme suspect qu'ils ont croisé dans le café Argana. Ce qui a permis d'établir un portrait-robot.
Le royaume chérifien fait face depuis le début de l'année à un mouvement de contestation qui exige des changements politiques. Le souverain, qui a succédé à son père en 1999, a promis d'engager des réformes démocratiques. Le Maroc a toutefois été épargné par les violences qui ont accompagné les appels aux changements dans d'autres pays arabes comme l'Egypte, la Tunisie, la Libye et la Syrie.
Si la destination de vacances N.1 des Français reste la France (près de 8 Français sur 10), ils privilégient également l'Europe et l'Amérique du Nord, selon un sondage publié par Harris Interactive le 28 avril 2011. Au cours des 6 prochains mois, les Français placent l'Italie et les États-Unis en tête de liste, suivis du Canada, de l'Espagne et de l'Australie. Avec pour raisons principales des vacances culturelles (48%), une visite à la famille ou des amis (37%), des vacances au bord de l'eau "farniente" (34%) et des vacances bien-être - cure, thalasso, balnéo, etc - (17%).
A l'inverse, le sondage révèle que les destinations vers lesquelles ils n'iraient certainement pas dans les 6 prochains mois sont, dans l'ordre, le Japon, la Libye, la Tunisie puis l'Égypte. Les raisons ? Les Français évoquent en premier lieu l'insécurité (63% en moyenne, quelque soit le pays), la culture du pays (23%), le coût (15%), la distance (11%) et enfin... la météo (9%).