Certains agriculteurs risquent de perdre 40% de leur récolte
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Le soleil brille sur toute la France depuis plusieurs semaines. Si le beau temps réjouit les promeneurs et les propriétaires de cafés avec terrasse, il inquiète aussi. Plus de la moitié des nappes phréatiques françaises (58%) affichent un niveau inférieur à la normale. La situation est particulièrement alarmante dans le bassin parisien, grenier à grain du pays.
Trois départements d'Ile-de-France couvrant la nappe phréatique du calcaire de Champigny (Seine-et-Marne, Essonne et Val-de-Marne) sont donc placés en niveau d'alerte 3, le plus élevé, dit de "crise renforcée". Concrètement, des restrictions draconiennes frappent les agriculteurs, déjà très touchés par le manque de pluie (30 à 40% de pertes potentielles sur certaines récoltes). L'irrigation des champs est totalement interdite.
Des arrêtés préfectoraux limitent l'usage d'eau pour les cultures dans plusieurs autres départements (Vienne, Charente, Charente-Maritime, Cher, Deux-Sèvres, Rhône...). Les particuliers sont appelés à faire preuve de civisme en ne gaspillant pas l'eau. Les usages non prioritaires du précieux liquide (arrosage des espaces verts, lavage de voiture, remplissage de piscine) sont interdits certains jours ou à certaines heures. D'autres départements envisagent de prendre des mesures similaires, avertit la ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet.
Car les autorités s'inquiètent du spectre de la sécheresse. La ministre a donc annoncé la création d'un comité ad hoc. "J'ai convoqué le comité sécheresse à la mi-mai pour faire le point, a-t-elle indiqué jeudi sur Europe 1. A partir de là, il y aura probablement une réunion toutes les six semaines". L'objectif de cet organe ? "Permettre à tous les usagers d'anticiper ce type de situations de sécheresse. Mais on ne peut pas tout anticiper, s'il ne pleut pas, il y aura sécheresse", avertit NKM. Et, pour l'instant, Météo-France prévoit que le beau temps dure...
Julie Coste (DioraNews)