Pour Christophe de Margerie, le prix du super atteindra "sans aucun doute" la barre des 2 euros le litre
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"Cela ne fait aucun doute". Christophe de Margerie a mis le feu aux poudres ce matin dans Le Parisien. Le PDG de Total estime que le prix à la pompe atteindra inéluctablement la barre des deux euros le litre de super, mais sans pouvoir dire à quel horizon.
"La vraie question, c'est quand ? Il faut espérer que cela n'arrive pas trop vite, sinon les conséquences seraient dramatiques", a-t-il ajouté. Le baril de pétrole atteint depuis le début de l'année des plus hauts de près de trois ans. En France, le litre de super sans plomb 95 a inscrit la semaine dernière un nouveau record historique à plus de 1,53 euro le litre.
Le président de l'Union française des industries pétrolières, Jean-Louis Schilansky, reprend à son compte le terme "inéluctable". Pour autant, il relativise et ne voit pas le plafond des 2 euros/litre sauter "relativement vite, sauf si les troubles géopolitiques continuent dans les pays pétroliers et se propagent, notamment aux Emirats Arabes Unis et au Koweït".
Pour adoucir la hausse des prix à la pompe, les pétroliers, réunis lundi à Bercy, ont décidé d'augmenter leur contribution. Celle-ci s'élèverait désormais à 115 millions d'euros. Total en verserait une part importante, soit 70 millions d'euros.
"La France, qui importe 98% de son gaz et 99% de son pétrole, doit pouvoir développer les nouvelles technologies de recherche", plaide Jean-Louis Schilansky pour qui, dans ce contexte, "se priver du pétrole et du gaz de schiste n'est pas très raisonnable". Le gouvernement a ouvert la voie mardi à l'examen en urgence le 10 mai de la proposition de loi du président des députés UMP, Christian Jacob. Elle vise à interdire l'exploration et l'exploitation en France des gaz de schiste.