Question du 6 avril 2011 Lire la question de ce jour

Pour ou contre l'interdiction des véhicules "polluants" en centre-ville ?

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La ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a présenté les La ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a présenté les "Zapa" - © Photo AFP

Les voitures les plus polluantes seront-elles bientôt interdites en ville ? Paris, Saint-Denis, Lyon, Grenoble, Clermont-Ferrand, Bordeaux, Nice et Aix-en-Provence sont volontaires pour expérimenter des zones réglementées à partir de 2012. Elles s'appuieront sur une classification des véhicules les plus polluants, présentée mercredi aux Assises de la qualité de l'air à Paris par la ministre de l'Ecologie.


Ces zones "doivent être des moyens de redynamiser les centres-villes", souhaite Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a dévoilé un projet de "nomenclature" organisant camions, utilitaires, voitures et deux-roues d'après leur niveau de pollution. Des plus polluants (A) au moins nocifs (D). Les "Zapa" (pour "Zones d'actions prioritaires pour l'air") sont nées des engagements du Grenelle de l'environnement. Elles s'inspirent de celles existant déjà dans quelque 180 villes européennes.


Des "zones de faibles émissions" existent déjà à Stockholm, pionnière en 1996, Londres, Copenhague, Prague et "dans 43 villes d'Allemagne, dont Berlin", précise Joëlle Colosio, chef du service du qualité de l'air à l'Agence pour l'environnement et la maîtrise de l'énergie. "A l'instar du bonus-malus pour le CO2, les Zapa doivent inciter les constructeurs à concevoir des véhicules de moins en moins émetteurs de particules, c'est avant tout un enjeu de santé publique", souligne NKM.


Les huit agglomérations françaises volontaires pour cette expérimentation vont s'engager durant au moins trois ans. La plupart d'entre elles sont visées par un contentieux européen pour non-respect des normes de qualité de l'air, ce qui pourrait valoir à la France de sévères amendes. En milieu urbain, le trafic génère plus de la moitié des particules fines présentes dans l'atmosphère, particules pénétrant profondément dans les voies respiratoires, une part qui peut parfois atteindre 85%, rappelle le ministère.


Selon l'OMS, il y aurait 42 000 morts prématurées en France chaque année du fait de problèmes de qualité de l'air.

Antoine Laquet (DioraNews)
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