Le Parti Socialiste de Martine Aubry a mis la dernière main à son projet pour 2012 ce week-end
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Quelques jours avant sa présentation officielle, le programme socialiste pour 2012 a "fuité" dans la presse. Face au "déclin" et au "déclassement" de la société française, le PS a un projet qui se décline en une vingtaine à une trentaine de propositions. Le Journal du Dimanche a en détaillée quelques-unes ce week-end.
Ainsi, le PS compte plafonner les salaires des grands patrons d'entreprises dans lesquelles l'État est présent à 20 fois les plus bas salaires de l'entreprise. Carlos Ghosn (Renault) et Henri Proglio (EDF) verraient ainsi leurs salaires fixes divisés par deux ou plus. Les aides de l'État seraient réservées aux entreprises ayant signé des objectifs d'égalité salariale entre hommes et femmes.
Côté économie, toujours, le projet socialiste comprend le retour des emplois-jeunes, rebaptisés "emplois d'avenir", et qui seraient financés par un maintien de l'ISF ou la suppression de l'exonération des heures supplémentaires. Les jeunes, cible-phare du programme, se voient également promettre la mise en place d'une allocation d'autonomie et la requalification des stages en contrats de travail. L'impôt sur le revenu et la CSG seront fusionnés pour créer un grand impôt progressif prélevé à la source.
Actualité oblige, le PS revient sur la question de l'atome et propose une sortie progressive du "tout nucléaire" en 20 ans. Pas question néanmoins de suivre les recommandations des écologistes et d'abandonner totalement l'énergie atomique.
Parmi les autres propositions notables de ce projet "bien à gauche" et "moderne": l'encadrement des loyers dès la première location. L'indépendance de la magistrature et du parquet seront assurées et quelque 500 magistrats et greffiers supplémentaires embauchés. A l'école, les classes seront plus petites dans le primaire et les premières années d'université redeviendraient pluridisciplinaires...
Pour Martine Aubry, "notre pays étouffe. Le couvercle a été totalement refermé sur la démocratie", il s'agit donc d'un projet pour "redresser la France". Il doit être présenté au Bureau national extraordinaire du parti mardi matin puis débattu samedi en Conseil national avant d'être soumis le 19 mai aux militants. Une fois voté, il engagera tous les candidats à la primaire, assure Benoît Hamon.