"La France en avant", son projet pour 2012
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Après Ségolène Royal, Arnaud Montebourg ou Manuel Valls, c'est au tour de François Hollande d'entrer en lice. Sans surprise, le président du conseil général de Corrèze a officialisé sa candidature jeudi. Il avait fait de sa réélection dans son fief limousin la condition sine qua non à son entrée dans la course à l'Elysée.
"Ici à Tulle, devant vous, j'ai décidé de présenter ma candidature à l'élection présidentielle à travers la primaire socialiste", a-t-il solennellement annoncé à ses partisans. Et de s'expliquer: "C'est un moment exceptionnellement difficile pour notre pays. La gauche doit se situer à la hauteur des enjeux. Sinon, le pire est à craindre: l'extrémisme, la défiance, la résignation, avertit l'ex-premier secrétaire du PS. La gauche doit être à la hauteur de la tâche qui lui est confiée. Elle doit dire la vérité et en même temps, elle doit lever une espérance, écrire une nouvelle page de notre histoire. Ouvrir une période de changement et de progrès et montrer qu'un chemin est possible, que la France peut avancer".
Le nouveau slogan de François Hollande ? "La France en avant". C'est-à-dire qu'il souhaite "rassembler autour des principes républicains: la dignité humaine, la liberté mais aussi la laïcité, qui ne doit pas être un sujet de débats et encore moins un pugilat". Il souhaite mettre "l'avenir de la jeunesse" au coeur de son projet. "Cette génération vit moins bien que la nôtre et c'est insupportable", a-t-il lancé jeudi soir, sur France 2.
François Hollande tenait à annoncer sa candidature depuis ses terres, où il est élu depuis presque 30 ans. "C'est en effet ici, par le suffrage, que je tire ma légitimité et la force de mon engagement. Comment prétendre à la plus haute responsabilité, si un jour elle m'est confiée, si je n'avais pas au préalable la confiance de ceux qui me connaissent ?".
Si les Corréziens sont convaincus depuis longtemps de la légitimité de leur poulain, il n'en va pas de même au niveau national. Il passait pour un premier secrétaire du PS (1997-2008) immobiliste et coincé dans l'ombre de son ex-compagne, Ségolène Royal. Beaucoup se demandent s'il a la stature d'un homme d'Etat. D'ailleurs ses détracteurs se plaisent à rappeler qu'il n'a jamais occupé de fonctions ministérielles.
Pourtant, dans les sondages, François Hollande fait désormais jeu égal avec Martine Aubry (derrière Dominique Strauss-Kahn). Reste à savoir si les favoris socialistes seront bien candidats.
Julie Coste (DioraNews)