Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant
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Trois polémiques en une semaine.
Depuis jeudi dernier, les différentes déclarations du nouveau ministre de l'Intérieur font des vagues.
Jeudi dernier, sur Europe 1, Claude Guéant lâche cette petite phrase : "Les Français à force d'immigration incontrôlée ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux". Ces propos provoquent un tollé à gauche, le PS et les Verts accusent ce proche de Nicolas Sarkozy de vouloir chasser sur les terres du Front national à quelques jours des élections cantonales.
Lundi, invité du Talk Orange-Le Figaro, Claude Guéant emploie un terme qui déclenche une nouvelle vague de protestations : pour saluer le rôle moteur de Nicolas Sarkozy dans la mobilisation internationale contre Kadhafi, il parle de "croisade". Martine Aubry le qualifie d'"amateur", il répond en accusant les socialistes de "manipulation" et d'avoir déformé ses propos.
Nouvelle polémique jeudi, quand le ministre déclare au micro d'I-télé et Radio Classique : "les agents des services publics évidemment ne doivent pas porter de signes religieux, manifester une quelconque préférence religieuse, les usagers du service public ne doivent pas non plus". Avant de préciser un peu plus tard que ses propos concernent en particulier les hôpitaux où certains musulmans refusent que es femmes soient soignées par des médecins hommes.
Cette fois-ci, les protestations atteignent les rangs de la majorité. "Il faut que Claude Guéant arrête de dire n'importe quoi et de ridiculiser la majorité", lance le député UMP villepiniste Jean-Pierre Grand. François Bayrou (MoDem) demande au gouvernement de "se ressaisir". Jean-Marc Ayrault, chef de file des députés PS, ironise et surnomme Claude Guéant "L'homme qui murmurait à l'oreille du FN".
Une nouvelle fois, le ministre s'est défendu en accusant les socialistes de déformer ses propos, mais il ne renie rien sur le fond. (DioraNews/Stéphane Renotte)
(DioraNews)