8% pour le beurre, 10% pour les pâtes, 15% pour la farine, voire 20% pour le café : les prix de certains produits de base risquent de s'envoler en 2011. C'est le constat livré cette semaine par la Fédération du Commerce et de la Distribution qui regroupe l'essentiel des enseignes de la grande distribution. Si la hausse globale sera au bout du compte modérée, les étiquettes vont s'envoler pour certains produits alimentaires considérés comme indispensables pour le consommateur moyen.
La raison : une hausse générale des prix des produits agricoles. Les cours des céréales par exemple ont flambé ces dernières semaines, et les distributeurs répercutent l'augmentation même s'ils tentent d'en limiter les effets. Le risque : se retrouver dans un scénario identique à celui de 2008 où les prix alimentaires avaient grimpé au total de plus de 5%, environ 3 fois plus que la hausse moyenne des prix.
Les associations de consommateurs s'inquiètent. L'alimentation constitue encore aujourd'hui plus de 13% des dépenses totales des ménages, et cette proportion est encore plus importante pour les revenus modestes. Cette hausse annoncée risque donc de pénaliser les plus défavorisés.