Des avions français dans le ciel libyen.
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A peine l'opération est-elle lancée que la question se trouve déjà sur toutes les lèvres. L'état-major français redoute par dessus tout que son armée s'enlise dans une situation intenable. L'exemple américain sur le sol irakien étant encore dans toutes les têtes. A Paris, le ministère de la Défense insiste sur le fait que la France n'a pas pour ambition de faire tomber Kadhafi, mais que son intervention vise uniquement à défendre la population libyenne. Ce ne sera peut-être pas aussi simple...
La France s'est immédiatement retrouvée aux avant-postes samedi soir lors de l'opération aérienne au-dessus de la Libye. Les premières frappes des avions de chasse français ont eu lieu sur des véhicules militaires des forces pro-Kadhafi et au total, c'est "une vingtaine" d'avions qui ont été engagés dans l'opération "Aube de l'odyssée". Les autres composantes de la coalition, notamment britannique et américaine, restant en retrait. Les Etats-Unis sont ensuite passés à l'offensive avec des frappes de missiles de croisière Tomahawks depuis des navires et sous-marins; le président Obama promettait alors une "action militaire limitée.
Et c'est certainement l'expérience qui parle. Obama ayant réussi, après moult péripéties, à faire sortir les Etats-Unis d'Irak mais le conflit afghan est toujours bien loin d'être réglé. Certaines mauvaises langues assurent même aux Américains une cuisante défaite à terme. Et c'est tout cela que les Français veulent éviter. Primo parce que cela les affaiblirait sur la scène internationale. Secundo parce qu'économiquement ils n'en ont pas les moyens. Samedi, Nicolas Sarkozy a présenté l’intervention militaire comme une réponse à l’appel au secours du peuple libyen face à la répression du colonel Kadhafi. L’urgence humanitaire ne fait aucun doute, la ville insurgée de Benghazi était sur le point de retomber entre les mains des fidèles du chef de l’État libyen.
Dans ce conflit, il ne pourra y avoir 2 poids 2 mesures. L'intervention militaire va faire des dégâts. Et peut-être même chez les civils. Les bonnes intentions du départ risquent alors de vite prendre l'eau.
Michel Barisano (DioraNews)