Un sondage Ipsos donne DSK et Le Pen au second tour, Sarkozy éliminé
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Les enquêtes d'opinion se suivent et se... ressemblent. Nicolas Sarkozy ne recueillerait que 18% des suffrages derrière Dominique Strauss-Kahn (33%) et Marine Le Pen (19%), selon un sondage Ipsos pour Le Monde et Europe 1 publié mercredi. Il s'agit du 3e sondage à donner le président éliminé au 1er tour de la présidentielle de 2012.
Le 7 mars, un sondage Harris Interactive/Le Parisien plaçait Marine Le Pen en tête avec 24% devant DSK (23%) et Nicolas Sarkozy (21%). Dans un autre sondage CSA pour La Dépêche du Midi publié le 12 mars, le directeur général du FMI devançait la présidente du FN avec 30% contre 21%, le chef de l'Etat obtenant 19%.
Dans le même temps, 7 Français sur 10 estiment "probable" la répétition de ce qui s'était passé le 21 avril 2002, d'après le baromètre Viavoice pour Libération. Lionel Jospin avait été éliminé dès le premier tour laissant la place à Jean-Marie Le Pen. Les personnes interrogées voient bien Marine Le Pen au second tour face au candidat socialiste ou à celui de l'UMP. Un scénario évoqué à voix haute par le Premier ministre en personne, dans un entretien au quotidien Le Maine Libre de mercredi.
"Le plus grand danger pour la majorité, c'est la division. Imaginez qu'il y ait plusieurs candidats crédibles de la droite et du centre. C'est prendre le risque que la droite ne soit pas au second tour", a déclaré François Fillon. Même s'il a ajouté ne pas croire à "une telle division" et réaffirmé que le président restait le mieux à même de représenter la droite en 2012. Car il reste un tabou parmi les élus de droite: celui d'une candidature autre que celle de Nicolas Sarkozy pour l'UMP.
Or, dans une enquête BVA à paraître jeudi dans le Nouvel Observateur, une très nette majorité de Français disent lui préférer François Fillon ou Alain Juppé. Et parmi les sympathisants de droite, ils sont désormais une majorité à pencher pour une candidature Fillon (53%) plutôt que Sarkozy (47%).
De quoi agacer largement Jean-François Copé, qui a critiqué les propos du chef du gouvernement. "Notre objectif n'est pas de faire de la politique-fiction [...] mais de travailler ensemble, rassemblés autour du président de la République", a objecté le secrétaire général de l'UMP, clamant la nécessité de demeurer "positif". A quatre jours du premier tour des cantonales...