47% des Français envisagent de réduire leur consommation si les prix continuent de grimper (Ifop)
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La hausse des prix de l'essence ne s'essouffle pas. Pour la deuxième semaine de suite, ils ont battu lundi un record historique en France, avec un super sans plomb 95 dépassant 1,51 euro/litre en moyenne, selon les données publiées par la Direction générale de l'énergie et du climat. Le litre de super sans plomb 98 s'est quant à lui vendu 1,5551 euro en moyenne en France.
Quant au gazole, son prix a progressé à 1,3702 euro le litre, soit son plus haut niveau depuis le 1er août 2008. Ce carburant le plus vendu en France (78% de la consommation) reste encore à quelque 8 centimes de son record historique établi le 30 mai 2008 à 1,4541 euro/litre.
Dans ce contexte, 47% des Français envisagent de réduire leur consommation si le coût continue de grimper tandis que 40% déclarent l'avoir déjà fait, selon un sondage Ifop paru dans Sud Ouest Dimanche. 1,50 euro le litre de gazole constitue "un seuil symbolique" à partir duquel 19% des sondés déclarent qu'ils réduiront leur consommation. 13% le feront en deçà et 15% au-delà.
Selon l'institut, une proportion de 19% des cadres et professions libérales ne réduiront pas leur consommation quel que soit le prix du litre, alors que 49% des ouvriers s'y sont déjà résignés. L'autre enseignement à tirer de cette étude, c'est qu'un "effet d'habitude" semble s'opérer depuis 2005, suggérant que les Français ont intégré que le prix de l'essence était "destiné" à augmenter.
Une résignation qui n'affecte pas Yves Cochet. Le député Verts avait proposé mercredi dernier d'instaurer, de manière provisoire pour 2011, un tarif social sur le carburant afin de faire face à la flambée des prix de l'essence qui avaient déjà atteint des records historiques la semaine dernière. Le lendemain, la ministre des Finances Christine Lagarde avait rejeté cette idée, en faisant valoir la nécessité de "tenir les finances publiques".