La centrale nucléaire japonaise de Fukushima
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3 jours après le séisme, l'alerte nucléaire déclenchée sur plusieurs sites japonais relance le débat sur les risques de l'énergie atomique.
Tout au long du week-end, plusieurs organisations écologistes ont fait le parallèle entre ce qui se passe au Japon et la terrible catastrophe de Tchernobyl en 1986. Une partie de l'Europe, dont la France, avait été irradiée après l'explosion de la centrale nucléaire ukrainienne qui montrait des signes de vétusté.
Dimanche la centrale japonaise de Fukushima était au centre de l'attention, avec un réacteur qui risquait à tout moment d'entrer en fusion. Des alertes ont été déclenchées sur d'autres installations du nord de l'archipel.
Pour Greenpeace, cette situation remet tout simplement en question "le mythe de la sûreté nucléaire". "On se rend compte que, dans un pays réputé très sûr comme le Japon, la catastrophe arrive quand même", ajoute l'organisation.
"La machine à étouffer l'information se met en marche", juge le Réseau Sortir du nucléaire, réaffirmant ses doutes sur les normes sismiques respectées par les centrales nucléaires françaises.
Le ministre de l'Industrie Eric Besson a rejeté la comparaison : "Ca n'a rien à voir avec Tchernobyl". Et le ministre a expliqué : "Toutes les centrales françaises ont été conçues en intégrant le risque sismique et le risque inondation", selon Eric Besson. "On n'attend pas un accident au Japon pour se poser la question chez nous, ce qui ne veut pas dire qu'on ne peut pas réévaluer la situation".
Dans un entretien publié sur le site internet du monde, le député européen écologiste Daniel Cohn-Bendit demande un referendum sur la sortie du nucléaire et ses modalités. Les centrales atomiques fournissent aujourd'hui à la France aujourd'hui 80% de son électricité. (Stéphane Renotte)
(DioraNews)