Le ministre délégué au Logement, Benoist Apparu, veut lutter contre les excès.
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Le gouvernement veut mettre le pied sur le frein. Les révélations de cette semaine vont certainement le pousser à accélérer le tempo. Dans l'oeil du cyclone : les abus des propriétaires de chambres de bonne. A Paris, certaines de ces petites surfaces se louent jusqu'à...900 euros ! Le secrétaire d'État au logement a annoncé son intention de taxer les loyers supérieurs à 40 euros le mètre carré pour des surfaces inférieures ou égales à 13 mètres carrés.
"Chambre à louer, 6e étage sans ascenseur, 900 euros par mois". C'est un véritable phénomène... De telles petites annonces pullulent sur Internet. Et pour lutter contre cette situation, Benoist Apparu veut agir. "Il faut trouver un équilibre" déclare le secrétaire d'Etat qui veut surtaxer ces loyers exorbitants, souvent payés par des étudiants ou des personnes à petits revenus, obligés de se loger dans Paris intra-muros, afin de ne plus être dépendant des transports en commun. Le gouvernement veut réfléchir à des sanctions pour des logements loués ne respectant par la loi Carrez qui oblige le bailleur à faire métrer son logement. "La loi a oublié de prévoir des sanctions en cas de manquement dans le locatif, nous allons y remédier", a indiqué le ministre.
Problème : la plupart du temps, le marché des chambres de bonne fonctionne "au noir". Les propriétaires louant leur bien de la main à la main, sans bail, à des locataires cherchant désespérément à se loger à tout prix. Selon les professionnels de l'immobilier, les propriétaires de ces chambres sont très souvent des Parisiens aisés habitant dans des immeubles haussmanniens, et qui louent la chambre de bonne attenant à l'appartement pour payer leurs propres charges mensuelles.
Pour le Parti socialiste, les chambres de bonne "représentent moins de 1% du parc locatif, soit quelques milliers de logements. Cette mesure n'est qu'un effet de communication de plus du secrétaire d'Etat (...) Cela ne résoudra rien à la pénurie de logements pour les jeunes".
Il s'agira donc pour le gouvernement de décourager les excès plutôt que de les contrôler. Reste à savoir comment ?
Michel Barisano (DioraNews)