Les critiques pleuvent sur Chantal Brunel après ses propos sur l'immigration
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C'est ce qu'on appelle un tremblement de terre politique. Marine Le Pen a mis le feu aux poudres il y a quelques jours. Elle déclarait au micro de RTL souhaiter "repousser dans les eaux internationales les migrants venus des pays arabes". Un discours classique pour le Front national. Chantal Brunel a cru bon d'embrayer et même d'en rajouter. L'avalanche de réactions a totalement terrifié le parti présidentiel qui actuellement n'est pas au mieux de sa forme. François Fillon, Jean-François Copé et même François Baroin ont dû monter au créneau et désapprouver la députée UMP de Seine-et-Marne.
"Il faut rassurer les Français sur toutes les migrations de populations qui viendraient de la Méditerranée. Après tout, remettons-les dans les bateaux!". Les mots sont durs et forts. L'ancienne porte-parole de l'UMP, Chantal Brunel, s'exprimait dans les couloirs de l'Assemblée nationale. Et la machine médiatique n'a pas mis longtemps à s'emballer. Droite et gauche se retrouvant sur le même chemin de l'indignation.
"Je trouve ça effrayant (...). Bien sûr que ça me scandalise" a très vite réagi Martine Aubry. "Des propos comme ceux-là, ça n'est même pas la peine d'en parler, c'est tout simplement la France qu'on n'aime pas", a-t-elle ajouté. "Cette déclaration affligeante est purement et simplement indigne d'une élue de la République", a asséné le porte-parole du Nouveau centre, Philippe Vigier. "Ce n'est pas une bonne idée de courir après le Front national parce qu'on lui donne une légitimité" s'est désolé Patrick Devedjian tandis que le villepiniste Jacques Le Guen juge que sa collègue devrait avoir "la délicatesse de démissionner de l'UMP".
L'estocade est venue du Premier ministre mercredi après-midi dans l'hémicycle. A l'Assemblée, et sous les yeux de Chantal Brunel, François Fillon a pris l'initiative d'exprimer la réprobation du gouvernement : "derrière chaque migrant, il y a une destinée humaine qui doit être respectée. Chantal Brunel a tenu des propos que nous n'approuvons pas". Le message est clair.
Michel Barisano (DioraNews)