Le président du FMI est à Paris.
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Certains s'en amusent, d'autres s'en agacent. Et ses partisans piétinent. Dominique Strauss-Kahn est à Paris et cela ne passe pas inaperçu. Immédiatement, la presse s'enflamme. Tenu à un devoir de réserve, le directeur général du FMI reste lui, muet, mais... Ses faits et gestes sont passés à la loupe par les plus fins limiers de la place de Paris...
Tout a commencé la semaine dernière avec la petite phase d'Anne Sinclair dans Le Point. La journaliste déclarait ne pas souhaiter que son époux "fasse un second mandat au FMI". Il n'en fallait pas tant pour que la sphère médiatico-politique se déchaîne et que les spéculations les plus folles circulent. Même Martine Aubry fût prise au dépourvu lorsqu'en déplacement au Sénégal pour un forum, elle se retrouva bombardée de questions par la presse française sur... son collègue du FMI. Et ce côté "diva" commence même à en exaspérer plus d'un au PS. Seulement, il y a les sondages. Et là, c'est une autre histoire.
Personnalité politique préférée des Français (79%), 78% de bonnes opinions chez les sympathisants UMP (Paris-Match), 61% des intentions de vote au second tour contre 39% pour Sarkozy (CSA pour Marianne)... N'en jetez plus... Au sein de la majorité, on détecte un grand danger et la contre-attaque s'amorce. C'est "la gauche ultra-caviar", "il représente les bobos", "il n'est pas à l'image de la France", etc. Réponse cinglante du PS par la voix de Jean-Christophe Cambadélis qui s'insurge : "Dire que DSK n'est pas à l'image de la France, c'est sous-entendre qu'il est un étranger, un apatride, membre du "parti de l'étranger", voire malheureusement bien autre chose", soupçonne-t-il. A lui seul, DSK déchaîne déjà les passions et il n'a pas encore ouvert la bouche !
Justement, il se peut que dans les jours prochains voire dans quelques heures, l'on soit fixé. Le président du FMI va à la rencontre de nombreux journalistes. Il paraît évident que chaque mot et chaque phrase seront analysés et décortiqués afin d'y trouver le moindre indice. Indice qui permettrait aux journalistes de se dire : "Il va y aller". Quoi qu'il en soit, à gauche comme à droite, plus personne n'ose imaginer le contraire.
Michel Barisano (DioraNews)