La place de la Bourse à Paris.
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Elles ont fait fort. Les banques françaises ont le vent en poupe, ne leur parlez plus de crise. BNP Paribas et Société Générale ont annoncé des profits en très forte hausse pour 2010. Adieu affaire Kerviel et autre scandale dû aux bonus extravagants donnés aux traders, ces deux banques ont le sourire aux lèvres. Et elles devraient être suivies par Banque Populaire-Caisse d'Epargne et Crédit Agricole dans les jours qui viennent.
7,8 milliards d'euros de bénéfices pour la BNP, 3,9 milliards d'euros pour la SG, tout va bien dans le meilleur des mondes dans le secteur bancaire. A l'origine de ces bons résultats, la baisse du coût du risque (-29% pour SG et -42,6% pour BNP) a été le facteur déterminant. La BNP va proposer de verser à ses actionnaires un dividende de 2,10 euros par action, soit un taux de distribution de 33,4%. Du côté de la Société Générale, on se félicite après trois années chaotiques. La banque a confirmé qu'elle visait bien un bénéfice net de 6 milliards d'euros en 2012 et va distribuer un dividende de 1,75 euro par action, soit 35% de ses profits. Voilà de bien jolies perspectives. Mais que devient le client au milieu de ces chiffes étourdissants ?
Sur le site du point.fr, Serge Maître, président de l'Association française des usagers de banque, juge excessifs les profits enregistrés par les groupes français. "De tels résultats se font sur le dos des clients", juge-t-il avant d'ajouter "ce qu'il faut, c'est une vraie concurrence entre les établissements. Nous espérons que l'un d'entre eux baisse enfin significativement ses prix pour attirer le client et que les autres suivent. C'est ce qui s'est passé dans la grande distribution il y a trente ans. 2011 sera incontestablement une année importante de la lutte pour la baisse des tarifs."
Mercredi, la Bourse de Paris a atteint un nouveau sommet jamais atteint depuis septembre 2008 (+1%) dans un marché dopé par la forte progression des valeurs bancaires.
Michel Barisano (DioraNews)