Les représentants de magistrats ont été reçus par le ministre de la Justice
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Il y aurait bien eu des "carences manifestes" dans la gestion du dossier de Tony Meilhon, selon un rapport de l'Inspection générale des services (IGS) remis à Michel Mercier. Mais les magistrats ne seraient pas en cause. Le rapport les blanchit après une semaine de grogne suite aux propos de Nicolas Sarkozy. Il avait promis des "sanctions" pour les "dysfonctionnements" qui avaient abouti à la remise en liberté du meurtrier présumé de Laetitia Perrais. "Dysfonctionnement", à ce niveau-là, il n'y en aurait donc pas eu. Tony Meilhon a bien purgé sa peine et a été remis en liberté comme prévu par le système judiciaire. C'est le système pénitentiaire qui aurait failli.
Les services de probation auraient mal assuré le suivi de l'ex-détenu, notamment en raison de "problèmes de liaison", et "dans la circulation de l'information entre les différents acteurs", d'une "mauvaise utilisation des moyens informatiques", de "choix inadaptés sur l'affectation des moyens", des "charges de travail lourdes". Mais ces fautes ne sont pas considérées comme lourdes. La CGT-pénitentiaire estime d'ailleurs que les travailleurs sociaux du service d'insertion et de probation (SPIP) de Loire-Atlantique sortent blanchis à leur échelon. Le garde des Sceaux va pourtant réfléchir à "d'éventuelles sanctions" et tranchera "dans les prochaines heures".
Pour les magistrats, néanmoins, "la façon dont ils sont mis en cause nous paraît directement liée à la volonté du président de la République de trouver à tout prix un bouc émissaire", a expliqué Christophe Régnard, président de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire). Pourtant, les syndicats ont décidé, lundi soir, de mettre fin à leur mouvement de grève. Ils avaient lancé le mouvement après les accusations de Nicolas Sarkozy, qui, selon eux, les mettait directement en accusation, sans que la situation ait été analysée et alors qu'ils dénonçaient depuis plusieurs années un manque de moyens.
Les policiers et les gendarmes ont également été mis hors de cause.
Caroline Magnan (DioraNews)