320 personnes ont été tuées sur les routes en janvier
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Le nombre de tués a bondi de 21% en janvier. Soit la plus forte hausse depuis un an et demi. 320 personnes sont mortes dans un accident de la route, contre 267 en janvier 2010. Ce très mauvais chiffre rend plus difficile à atteindre l'objectif de Nicolas Sarkozy de passer sous la barre des 3.000 morts par an d'ici 2012.
Pour les défenseurs de la sécurité routière, le coupable est tout trouvé : l'assouplissement du permis à points. Celui-ci a été adopté par le Parlement mardi (dans le cadre de la loi Loppsi 2), mais aurait d'ores et déjà incité les automobilistes à renouer avec leurs mauvaises habitudes. "Les 'casseurs' du permis à points, les parlementaires, ont été entendus par les Français, accuse la présidente de la Ligue contre la violence routière, Chantal Perrichon. Le message laxiste qui a été dit et répété dans tous les médias a modifié le comportement sur les routes", a-t-elle dénoncé sur BFM TV. "C'est un véritable crève-coeur de voir nos pires appréhensions confirmées", a-t-elle confié à l'AFP.
Le gouvernement n'approuve pas cette analyse. "L'assouplissement du permis à points n'est même pas en vigueur, tempère le ministre de la Santé, Xavier Bertrand. Il faut être intransigeant avec les délinquants routiers. Pour le reste, je ne pense pas qu'on puisse faire le moindre lien avec les amendements qui ont été votés", a-t-il affirmé sur LCI.
Grâce à la nouvelle loi, les conducteurs sanctionnés pourront récupérer un point perdu au bout de six mois - au lieu d'un an auparavant - s'ils n'ont commis aucune nouvelle infraction.
De son côté, le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, juge "préoccupante" l'augmentation du nombre de morts sur les routes. Il promet d'annoncer, dès jeudi, un nouveau plan de lutte contre l'insécurité routière. "Quand on entend Hortefeux parler de tolérance zéro pour les grands délinquants de la route, j'estime que la tolérance zéro doit s'appliquer à tous les politiques démagogues qui préfèrent prendre le risque de voir remonter le nombre des morts et des blessés sur les routes pour satisfaire un certain électorat", répond Chantal Perrichon.
Julie Coste (DioraNews)