La liste de l'Afssaps comprend 77 médicaments, et 12 classes de médicaments dont des vaccins
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Le scandale du Mediator, qui serait responsable de la mort de 500 à 2 000 personnes, a été un véritable "détonateur sanitaire". A la demande du ministère de la Santé, l'Agence de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a publié lundi une liste de 77 produits mis "sous surveillance renforcée". Soit que leur usage présente des "signaux de risques", soit qu'ils soient nouveaux sur le marché.
Cette liste comprend 77 médicaments, et 12 classes de médicaments dont des vaccins. Elle inclut notamment des produits dont la suspension d'AMM (autorisation de mise sur le marché) est déjà programmée, comme les anti-douleurs Di-Antalvic et Propofan, qui contiennent la même molécule, ou les vasodilatateurs Fonzylane et génériques (molécule buflomédil). Le Noctran, utilisé pour les troubles du sommeil et qui recouvre l'association de 3 principes actifs "sans intérêt", fait l'objet d'une proposition de retrait qui sera examinée en mars. Il y a aussi 2 médicaments pour lesquels les autorités sanitaires françaises ont déjà donné un avis défavorable mais qui doivent être soumis à avis européen : l'Actos, un anti-diabétique avec des risques cardio-vasculaires et de cancer de la vessie. Et l'Alli, mal utilisé et avec "une toxicité hépatique potentielle", selon Anne Castot de l'Afssaps.
"Tous les médicaments sont surveillés" puisqu'ils disposent tous d'une autorisation de mise sur le marché, a rappelé le directeur général de la santé Didier Houssin. Les médicaments nouveaux (sauf les génériques) sont en outre l'objet d'un plan de gestion des risques, ce qui entraîne "une évaluation continue". Qu'un médicament soit sur la liste ne doit pas inciter les patients à "interrompre leur traitement sans en avoir discuté avec leur pharmacien ou leur médecin", a martelé le Pr Houssin.
Selon les autorités sanitaires, la publication de cette liste est "une première en Europe", avant la mise en place d'ici 2013 d'un logo sur les médicaments soumis à surveillance renforcée. "Cette liste aura vocation à être actualisée et complétée", a ajouté Fabienne Bartoli, adjointe du directeur général de l'Afssaps.