Le virus A(H1N1) représente les deux tiers des cas de grippe
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On pensait que les messages alarmistes appartenaient au passé. Précisément à l'hiver dernier, quand les autorités sanitaires redoutaient une grave épidémie de grippe A(H1N1). Mais le virus refait parler de lui.
Cet hiver, la grippe a déjà tué au moins douze personnes en France métropolitaine. A la Réunion, où l'épidémie est terminée, le bilan s'élève à huit décès. La plupart des victimes étaient porteuses du virus A(H1N1). Selon le réseau des Groupes régionaux d'observation de la grippe, sur les plus de 600.000 malades de France métropolitaine, les deux tiers souffrent du virus de la grippe porcine. Et l'épidémie "touche maintenant toutes les régions".
62% des 175 cas graves observés en France cette saison ont été infectés par le virus A(H1N1), selon les chiffres de l'Institut de veille sanitaire (InVS) publiés mercredi. Parmi les cas graves hospitalisés en réanimation, les 15-64 ans sont les plus touchés. "La majorité des cas (61%) a un facteur de risque", précise l'institut. C'est-à-dire que ces patients ont déjà contracté une pneumonie ou souffrent de maladies chroniques (diabète, tuberculose, maladies cardio-vasculaires). "Pour autant, 39% des cas graves sont sans facteur de risque", souligne l'InVS.
Les autorités sanitaires insistent donc sur l'importance de la vaccination. La Direction générale de la Santé (DGS) "rappelle que l'épidémie de grippe va se poursuivre durant encore plusieurs semaines et que la vaccination permet de protéger la population". L'injection protège, pour cet hiver, contre toutes les formes de grippe qui circulent. Le vaccin est remboursé à 100% pour les populations prioritaires: personnes âgées de 65 ans et plus, malades souffrant de certaines affections de longue durée, d'asthme ou d'une broncho-pneumopathie chronique obstructive, femmes enceintes et personnes présentant une forte obésité.
Mais les autorités sanitaires vont devoir batailler ferme pour convaincre les Français de se faire vacciner, après le fiasco de la campagne de l'hiver dernier.
Julie Coste (DioraNews)