Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault.
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C'est une première et elle risque de faire du bruit. A la CGT, la réforme des retraites ne passe pas. Bernard Thibault a donc décidé de ne pas se rendre aux voeux du président de la République destinés aux Forces vives de la nation ce jeudi.
Le syndicat refuse de participer à ce qu'il appelle un "simulacre" après le conflit sur les retraites marqué à ses yeux par "l'intransigeance" élyséenne et le "dédain" envers les positions syndicales. Pour la CGT, les voeux vont donner l'occasion au chef de l'Etat d'encourager le "dialogue social" et d'évoquer la nécessité de "syndicats forts". Des propos que la centrale de Montreuil ne souhaite pas entendre. Le ton est donné. Tous les autres syndicats jugés représentatifs (CFDT, FO, CFTC...) ont confirmé qu'ils iraient à l'Elysée, invoquant souvent le respect de la "tradition républicaine".
Selon Europe 1, Nicolas Sarkozy et Bernard Thibault se seraient malgré tout entretenu au téléphone mercredi après-midi. C'est au cours de cette conversation que le leader syndical aurait expliqué au président les raisons de sa non-présence à l'Elysée. Avec cette décision, Bernard Thibault veut envoyer un message très clair à tous ses opposants qui, en interne, lui ont souvent reproché ces dernières années une forme de collusion avec le président.
Selon certains sociologues, "le passé sur les retraites pèse évidemment dans la décision de la CGT mais elle se permet de faire ça maintenant car elle a le sentiment qu'il n'y a plus rien à discuter, plus de chantier social d'ici à la présidentielle de 2012". L'ambiance devrait être lourde jeudi à l'Elysée, après le conflit des retraites. "Les relations sont un peu plombées avec les pouvoirs publics" estime le numéro un de FO, Jean-Claude Mailly.
Michel Barisano (DioraNews)