Les prix à la pompe flirtent avec leurs plus hauts historiques
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En ce début d'année, les annonces se succèdent, toutes plus pesantes les unes que les autres. Ce sont tout d'abord les prix à la pompe qui se sont envolés, fin 2010. Le litre de gazole a augmenté de 14,4%, alors que celui du sans-plomb 95 grimpait de 11,3% et celui du sans-plomb 98 gagnait 11,2%. On avait alors presque atteint les records de l'année 98. Et cela a encore empiré la semaine dernière puisque, suivant la flambée des cours du brut, le litre de gazole a atteint 1,2474 euro, le super sans-plomb 95 dépassant le 1,43 euro le litre (1,4644 euro.litre pour le sans-plomb 98).
Ce mardi, on a également appris la flambée des cours de l'immobilier. Le prix de vente des logements anciens, qui avait chuté en 2008 et 2009, s'est enflammé en 2010 pour atteindre de nouveaux records, en particulier à Paris où le coût de mètre carré a gagné 18,46%. En moyenne, sur la France, les prix ont augmenté de 8,7%, même si cette hausse n'est pas uniforme. Les prix des logements chutent ainsi en Haute-Normandie et les transactions sont en baisse en Bretagne intérieure. Selon Century 21, le m2 a atteint 2 580 euros. Cette hausse est en partie imputable à des taux d'intérêt particulièrement bas, mais aussi aux incertitudes des Français qui chercheraient à se réfugier dans la pierre pour contrer leurs craintes sociales (chômage, retraites...). Le réseau immobilier estime néanmoins que cette flambée devrait se calmer en 2011.
A cela, il faut ajouter la hausse des tarifs de téléphonie mobile et d'internet, celui de la consultation chez le généraliste (qui passe à 23 euros), de l'électricité, des assurances et la fin d'un certain nombre d'aides fiscales.
Ces chiffres risquent de ne pas faire du bien au moral des ménages, déjà bien bas ces derniers temps. En décembre, l'indice français a perdu 3 points ce qui le place très en dessous de sa moyenne de long terme, 19 points en dessous, exactement. Et les Français sont très pessimistes sur leur niveau de vie à venir, ils anticipent notamment une hausse du chômage. En fait, les Français sont même aujourd'hui les plus négatifs du monde en ce qui concerne le futur. Selon une étude BVA-Gallup, 61% des habitants de l'Hexagone s'attendent à des difficultés économiques alors que ce n'est le cas que de 52% des Britanniques, 48% des Espagnols, 41% des Italiens ou 22% des Allemands. Enfin, quoi qu'en disent les analyses officielles, les ménages français estiment que l'inflation est en nette hausse et craignent que ça ne s'arrête pas là.
Caroline Magnan (DioraNews)