Un agent de surveillance de la RATP où les vols avec violence sont en nette hausse
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La police parle d'"effet iPhone". Chers et très prisés, les smartphones sont en effet devenus la proie préférée des voleurs qui, pour s'en emparer, n'hésitent pas à les arracher à leurs propriétaires, surtout si ceux-ci les ont à la main à ce moment-là.
Résultat: les vols avec violence sont en nette augmentation, notamment dans les transports en commun. Dans les réseaux de l'agglomération parisienne, ils sont passés de 6 821 en 2009 à 9 501 pour les 11 premiers mois de cette année, soit une hausse de 40%. Et 75% d'entre eux sont liés aux téléphones portables, dont la moitié aux smartphones, selon le commandant Bruno Terrenzi, du département d'investigations judiciaires de la brigade des réseaux ferrés. Rien qu'en novembre, il y a eu 297 téléphones volés dans les transports franciliens, soit 69 de plus qu'en octobre.
C'est particulièrement vrai dans Paris intra-muros, où ont lieu 50,3% des vols. Plus on s'éloigne de la capitale, moins les actes de ce type sont fréquents, contrairement aux idées reçues (27,4% dans la petite couronne, 22,3% en grande couronne). À Paris, "plus des deux tiers des vols avec violence commis sont des vols à l'arraché, 21,8% sont des vols perpétrés avec des violences physiques et 10,7% sont des extorsions", selon la Direction de sécurité de proximité de l'agglomération parisienne.
Car l'arrachage du téléphone à son propriétaire au moment au moment où démarre le métro, le voleur restant avec son larcin sur le quai, alors que la rame emporte la victime, n'est bien sûr pas le seul type de vol à déplorer. Ce lundi, station Étienne Marcel, un homme qui venait d'arracher à une passagère son téléphone et son portefeuille a bousculé dans les escaliers une jeune femme de 27 ans qui en est morte. L'homme est toujours en fuite même si, ce jeudi soir, Brice Hortefeux a assuré que la police disposait d'un "signalement très précis" de l'individu, notamment grâce aux caméras de surveillance. L'amélioration de ces systèmes aurait d'ailleurs permis à la police de nettement progresser en terme de résolution de ces affaires: 33% d'entre elles seraient désormais résolues.
Mais pour tenter, avant tout, de les prévenir, la préfecture a décidé de mettre en garde les victimes potentielles. 50 000 "flyers" pédagogiques devraient être bientôt distribués dans les transports et un responsable policier conseille aux voyageurs un "minimum de prudence quand ils pianotent sur l'écran tactile de leur smartphone".
Caroline Magnan (DioraNews)