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Le Mondial-2018 en Russie, au Qatar en 2022. Approuvez-vous ce choix ?

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Joseph Blatter remet le trophée du Mondial à l'émir du Qatar Joseph Blatter remet le trophée du Mondial à l'émir du Qatar - © Photo AFP

La Fédération internationale de football (Fifa) a surpris son monde, jeudi à Zurich. Alors que l'Angleterre faisait figure d'ultra-favorite, c'est la Russie qui organisera la Coupe du Monde 2018. Une grande première dans l'histoire du football. L'autre favori pour 2022, les Etats-Unis, n'a pas eu plus de chance. Le Qatar a finalement raflé la mise au quatrième et dernier tour.


Le choix de la Russie est avant tout un choix politique, le pays ne présentant pas des garanties très solides en termes d'infrastructures. Tout reste encore à construire, notamment les stades. Seul celui de Luzhniki à Moscou est aux normes d'une phase finale. D'une capacité de 83 000 places, il devra quand même échanger son terrain synthétique contre une pelouse naturelle. Sur les 16 stades qui accueilleront des matches, 3 sont à rénover et 13 sont totalement à construire. Coût de la facture: 3,82 milliards de dollars.


Le point fort de la candidature russe, outre le soutien inconditionnel de son Premier ministre Vladimir Poutine, est que le pays va bientôt accueillir deux événements sportifs majeurs: les Mondiaux d'athlétisme en 2013 et les JO d'hivers 2014 à Sotchi. Une répétition avant l'heure, tout comme son challenger britannique pourtant. Or, l'organisation des Jeux Olympiques en 2012 a plutôt eu un effet négatif sur les 22 votants du comité exécutif de la Fifa. Ainsi que la concurrence du tournoi de Wimbledon en juin, alors que l'instance internationale interdit tout évènement sportif d'envergure à la même période dans le pays concerné. Le berceau du football, qui n'a organisé jusqu'ici qu'un Mondial, en 1966, devra donc encore patienter.


En choisissant pour 2022 le Qatar - à peine plus étendu que la Corse -, la Fifa fait d'une pierre deux coups. Elle poursuit l'ouverture enclenchée en 2002 avec l'Asie et en 2010 avec l'Afrique. Et assure ses arrières avec la puissance financière du troisième producteur mondial de gaz naturel, alors que 9 des 12 stades prévus restent à construire pour un montant d'environ 3 milliards de dollars.


Afin de contrer les très fortes chaleurs estivales (jusqu'à 50°C), ces stades seront dotés d'un système d'air conditionné qui permettra d'y maintenir à l'intérieur une température à un niveau convenable (25°C). Et comme rien ne sera laissé au hasard, le bilan carbone de ces édifices sera nul car ils utiliseront l'énergie solaire que capteront des centaines de panneaux photovoltaïques. Le pays a indiqué que certaines installations seront démontées après le Mondial pour être offertes à des pays en développement, peu équipés en infrastructures sportives. Cerise sur le gâteau: le Qatar s'était offert Zinedine Zidane comme ambassadeur de prestige. En face, la délégation états-unienne n'avait emmené dans ses bagages qu'un ancien président, Bill Clinton.

Antoine Laquet (DioraNews)
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