Quelque 113 000 places d'hébergement d'urgence sont ouvertes toute l'année
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Avec l'hiver qui s'abat sur la France, la question de l'hébergement d'urgence revient en force. Et Benoist Apparu de monter au créneau. Le secrétaire d'Etat au Logement a annoncé lundi qu'une circulaire "hiver" serait envoyée "en fin de semaine" à toutes les préfectures. Elle rappellera notamment le principe de "l'accueil inconditionnel" dans les centres d'hébergement d'urgence. Un principe inscrit dans le Code de l'action sociale et des familles.
Le ministre réagissait aux informations de Libération selon lequel les préfectures du Calvados, du Haut-Rhin et de l'Yonne auraient demandé aux associations chargées de l'hébergement de refuser les étrangers en situation administrative irrégulière en cas de manque de places.
"Il y a une mise à l'abri humanitaire quelle que soit la situation individuelle des personnes. Quand il y a un risque de passer la nuit dehors lors d'une période de grand froid, on ne se pose pas la question de savoir si la personne est française ou non, si elle a des papiers ou non", a souligné le ministre.
En ce qui concerne le Haut-Rhin, le cahier des charges définissant les missions du 115 préconisait de "prioriser le public de droit commun" sur les "demandeurs d'asile et les personnes déboutées (du droit d'asile ndlr)". Le groupe Mulhouse Sud Haut-Rhin d'Europe Ecologie s'est alors indigné: "la préfecture, administration de la République, discrimine alors que la discrimination est interdite par la loi de la République". Benoist Apparu a voulu tempérer de son côté. "J'ai fait appeler les trois préfectures, c'est réglé", a assuré le secrétaire d'Etat au Logement, faisant état "soit de zèle soit d'une mauvaise application" des directives.
"Le Président de la République a été clair quand il a déclaré en 2007: 'Quand quelqu'un est dans la rue, on ne va pas lui demander ses papiers'. C'est là un principe fondamental", a également rappelé Marie-Anne Montchamp, secrétaire d'Etat auprès de la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale.
Quelque 113 000 places d'hébergement d'urgence sont ouvertes toute l'année. Pendant l'hiver, environ 10 000 places supplémentaires sont mobilisables.