Des cadeaux prêts à être livrés.
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Les Français ont le blues... et cela devrait se ressentir sur leurs dépenses pour les fêtes de fin d'année. Selon une étude, le budget cadeaux sera amputé de 4,9% cette année. La réduction va se faire sur les cadeaux bien sûr, mais pas seulement. Les vêtements, les déplacements ou les sorties sont concernés. Ce Noël est donc placé sous le signe de la raison. En attendant mieux ?
Un quart des Français n'offriront rien à leurs parents ni à leur conjoint. La moitié ne fera carrément pas de présents à sa famille élargie, et encore moins à ses amis et collègues. Les cadeaux seront moins nombreux, moins chers et plus utiles. Le décor est planté, Noël 2010 s'annonce morose. La cause est la même depuis 2 ans : les turbulences que traverse la zone euro laissent des traces. Les situations économiques récentes de la Grèce, de l'Irlande et peut-être bientôt du Portugal n'appellent pas à l'optimisme. Les Français sont en effet parmi les Européens les plus pessimistes. Ils pensent toujours que le pays est en récession, et pour la première fois, ils perdent confiance dans la sécurité de leur emploi.
Et la maitrise des budgets semble toucher toutes les catégories de la population, quels que soient les paramètres d'âge, d'éducation et de richesse. Mais les enfants devraient une fois de plus passer entre les gouttes. Ils devraient être préservés car les parents ont encore du mal à mettre au régime leurs chères petites têtes blondes. Le top des cadeaux ? Les jeux électroniques et les consoles. Habituellement dominés par les traditionnels jouets, ils apparaissent en tête de liste des présents qu'offriront les adultes cette année.
Les hypermarchés demeurent le premier lieu où les Français iront faire leurs courses de Noël (32%). Et c'est Internet qui arrive en 2e position. Le web devient un canal de distribution clairement définit. 1 Français sur 2 va donc se servir de la toile pour rechercher et comparer les meilleurs prix. Ils seront 28% à acheter des produits sur les sites marchands. Et ces derniers achèteront plus de 42% de leurs cadeaux. Par foyer, les dépenses devraient plafonner à 605 euros.
Michel Barisano (DioraNews)