Fillon et Borloo le 5 novembre 2010 à Matignon.
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C'est un véritable dilemme. Nicolas Sarkozy est confronté à un choix cornélien. Faut-il changer de Premier ministre lors du futur remaniement ? Le doute a été semé dans de nombreuses têtes et cela commence à nuire au bon fonctionnement du gouvernement. Certains espèrent tellement qu'ils en perdent un peu leurs nerfs pendant que d'autre regardent toute cette agitation avec distance. Un sourire au coin des lèvres.
Cette semaine pourrait bien avoir été décisive. Alors que les observateurs pensaient que François Fillon était lassé de Matignon, ce dernier a pris tout son petit monde à contre-pied mercredi. Le Premier ministre a publiquement annoncé ses intentions : rester rue de Varenne. "Je crois à la continuité de notre politique réformiste parce que l'on ne gagne rien à changer de cap au milieu de l'action et parce que le redressement de la France réclame de la durée." Voilà qui est clair et limpide...
Il faut dire que le Premier ministre était sous pression depuis plusieurs jours. La faute à deux féroces candidats : Jean-Louis Borloo et François Baroin. Borloo étant le plus actif pour déstabiliser Fillon. Ces deux-là se détestent ouvertement. L'animosité, déjà ancienne entre les deux hommes, est désormais étalée au grand jour. Selon Le Parisien, le ministre de l'Ecologie aurait même piqué une grosse colère après l'annonce de Fillon mercredi. "Jean-Louis était assez chaud, il a lâché la bride et les coups" déclare un élu centriste présent à une réunion au ministère. Certains élus UMP raillent la coupe de cheveux de Borloo, le traitent de dilettante et mènent campagne contre l'arrivée d'un centriste à Matignon. Ils l'ont même surnommé "Columbo", "Bordelo", etc... "S'ils me cherchent, ils vont me trouver" rétorque le ministre de l'Ecologie. Drôle d'ambiance...
Vendredi soir, le site 20minutes.fr assène que Jean-Louis Borloo serait définitivement écarté de la course. La sortie de Fillon mercredi soir aurait porté ses fruits. Il devrait rester à Matignon. Mais personne à ce jour n'a d'information officielle. Tout n'est que supputations... Il ne reste plus que quelques jours avant d’être fixé. La classe politique retient son souffle. Les Français avec !
Michel Barisano (DioraNews)