Raymond Domenech en Afrique du Sud après l'élimination des Bleus en Coupe du monde.
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Une Coupe du monde qui colle aux basques... Et la catastrophe de cet été en Afrique du Sud pourrait couter très très cher à la Fédération Française de Football. L'ancien sélectionneur des Bleus, Raymond Domenech, a décidé de ne pas se laisser faire. Après avoir été licencié, il passe à l'attaque et porte l'affaire aux prud'hommes. Il réclame la somme colossale de... 3 millions d'euros.
Raymond Domenech a été limogé pour faute grave après ce que tous les spécialistes ont appelé "le fiasco sud-africain". Pour la Fédération, plusieurs points justifient le licenciement. Au moins 3. 1) Ne pas avoir serré la main du sélectionneur de l'Afrique du Sud après le match. 2) Ne pas avoir averti Jean-Pierre Escalettes, président de la FFF à l'époque, des insultes de Nicolas Anelka. 3) Avoir lu le communiqué des joueurs grévistes au pied du bus le 20 juin à Knysna.
Mercredi, l'avocat de Domenech a évoqué un préjudice professionnel et familial ainsi que ses 17 années d'ancienneté à la Fédération. Sur RTL, Me Jean-Yves Connesson, a confirmé que son client réclamerait bien 2,9 millions d'euros, contestant la faute grave que lui impute la FFF. "Il n'y a aucune acrimonie, ni aucune animosité personnelle, simplement monsieur Domenech est particulièrement surpris de constater qu'il y a une décision politique et non juridique qui a été prise par la Fédération".
La conciliation semble improbable. "Il n'y a pas de raison de négocier ou que la Fédération donne de l'argent" à Raymond Domenech, avait assuré le 26 octobre le président de la FFF. 3 millions d'euros, une somme qui a fait bondir Fernand Duchaussoy. Et il est en colère. Dans un communiqué, il s'insurge : "Le montant des prétentions de M.Domenech en matière d'indemnisation est extravagant et constitue une provocation de plus de la part de l'intéressé." Il y aura bien besoin d'un tribunal...
Si la faute grave est confirmée, Domenech n'aura droit à rien. Si le licenciement abusif est prouvé, il pourrait décrocher le pactole.
Michel Barisano (DioraNews)