Barack Obama se représentera-t-il en 2012 ?
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Deux ans après l'élection du président américain, que reste-t-il de la vague d'espoir qu'il avait suscitée ? Les républicains sont plus amers que jamais et de nombreux démocrates sont déçus. Les électeurs étaient amenés à se prononcer, mardi, sur la présidence de Barack Obama. Si ces élections de mi-mandat sont souvent un cap difficile pour le président en exercice (Reagan en 1982, Clinton en 1994), le scrutin pourrait être un camouflet historique pour le camp démocrate.
Les sujets de mécontentement ne manquent pas. Barack Obama n'a pas su profiter de sa popularité. Il passe pour un président insaisissable, éloigné du peuple, plutôt tourné vers les élites et les intellectuels. Sa réforme de la santé, mal expliquée donc mal comprise, plombe son bilan. Son plan de relance est jugé inefficace. L'équipe Obama argue que 3 millions d'emplois ont été sauvés ou créés. Mais le chômage est élevé, à 9,6% - un chiffre inhabituel outre-Atlantique. Enfin, les Etats-Unis restent englués dans deux guerres coûteuses et devenues impopulaires en Irak et en Afghanistan. Si la crise a commencé avant l'élection de Barack Obama et que les interventions au Moyen-Orient ont été lancées sous l'ère Bush, l'opinion juge que le président ne règle pas assez vite les problèmes.
Les républicains et les ultra-conservateurs du Tea Party surfent sur ces ratés. Populaire, populiste et rageur, ce mouvement devrait contribuer à la défaite démocrate. Ses porte-drapeau les plus médiatiques (Sarah Palin, ex-gouverneure d'Alaska, Christine O'Donnell, candidate dans le Delaware...) ne reculent devant aucune attaque personnelle contre Barack Obama. Le commentateur de Fox News Glenn Beck l'a même comparé à Adolf Hitler. Les "mama grizzly" en réfèrent aussi à Dieu, qui aurait une dent contre le président démocrate. Autant d'arguments qui font écho dans l'électorat populaire.
Julie Coste (DioraNews)