Nicolas Sarkozy et François Fillon
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Le chef de l'Etat est embarrassé. Depuis qu'il a annoncé, en juin, qu'il procèderait à des changements dans son équipe, les candidats à la successsion de François Fillon se multiplient. Luc Chatel, Jean-Louis Borloo, Michèle Alliot-Marie... ne cachent pas leurs ambitions.
De son côté, Nicolas Sarkozy hésite. Le remaniement annoncé pour la rentrée a déjà été reporté. Il aurait dû avoir lieu juste après l'adoption de la réforme des retraites, donc fin octobre. Le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant a ensuite évoqué la mi-novembre, après le sommet du G20 à Séoul sous la houlette de Paris. On parle maintenant de la fin du mois, après le sommet de l'Otan à Lisbonne. "J'ai un calendrier international extrêmement chargé", se justifie Nicolas Sarkozy.
Pourtant, il semble que ce soient bien les problématiques françaises qui causent ces reports. Le président attend vraisemblablement que le Conseil constitutionnel, saisi par le PS, se prononce sur la réforme des retraites. L'avis des Sages étant attendu "vers le 15 novembre", selon le conseiller de l'Elysée en charge du social Raymond Soubie, sur le départ. Si le Conseil adoube le texte, Nicolas Sarkozy aura l'esprit libre pour choisir les membres de son équipe "resserrée". Mais si la réforme est retoquée, le remaniement pourrait encore être retardé.
En attendant, l'ambiance au sein de la majorité est délétère. Et les hypothèses se multiplient. Si Jean-Louis Borloo fait figure de favori, sa gestion jugée calamiteuse de la crise des carburants a écorné sa popularité. François Fillon, imperturbable, semble le mieux paré pour assurer sa propre succession. Enfin Xavier Bertrand pourrait faire son retour au gouvernement, Jean-François Copé étant quasi-assuré de prendre la tête de l'UMP.
Julie Coste (DioraNews)