Ce week-end, Français et Européens reculent leur montre d'une heure
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Comme tous les derniers week-ends d'octobre, les Français reculent ce week-end d'un tour la grande aiguille de leur montre. Plus concrètement: à 3h dans la nuit de samedi à dimanche, il sera 2h et vous pourrez donc dormir impunément une heure de plus. Oui, mais... Au-delà de cette bonne nouvelle ponctuelle, le passage à l'heure d'hiver, et sa réplique du mois d'avril, font toujours débat.
Le changement d'heure a été mis en place en 1976. Le but était, après le choc pétrolier, de faire des économies d'énergies en alignant les heures d'activité sur les heures du soleil pour réduire la consommation d'électricité. Et, selon l'Ademe (l'Agence française de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), on économise bien, chaque année, l'équivalent de la consommation annuelle de 800 000 ménages, soit 440 GWh. Accessoirement, pour des considérations plus actuelles, on économiserait ainsi 44 000 tonnes de CO2. Oui, mais...
En réalité, cela dépend aussi de la météo. La Commission européenne a souligné dans un rapport en 2007 que l'électricité économisée le soir lorsqu'on passe à l'heure d'été est à contrebalancer en prenant en compte l'électricité supplémentaire qui serait utilisée pour se chauffer le matin. Et c'est là que la météo intervient... La Commission estimait néanmoins que le changement d'heure permettait la pratique de nombreux loisirs durant les plus longues soirées d'été. Oui, mais...
Le changement d'heure est régulièrement remis en cause par les spécialistes des rythmes biologiques, notamment pour son impact sur la santé des enfants. Un expert britannique recommande notamment que son pays abandonne l'heure d'hiver au moins cette année, car le manque de lumière "disponible" en hiver nous empêcherait d'atteindre le seuil de 30 minutes d'activités quotidiennes et nous priverait d'un apport bienvenu en vitamine D. L'Association contre l'heure d'été double, entre autres, dénonce également des effets nocifs tels que somnolence, consommation abusive de somnifères et autres calmants... Et des perturbations sur les comportements des animaux. La Commission, dans son rapport, a néanmoins estimé que les troubles notés en particulier chez les enfants après chaque changement seraient de courte durée.
Caroline Magnan (DioraNews)